lundi 21 février 2011

jubilé

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Je sais à présent quand se lèvera le dernier matin : lorsque la Lumière n’effarouchera plus
ni la Nuit ni l’Amour, lorsque le sommeil, devenu éternel, ne sera plus qu’un rêve, un seul rêve inépuisable. ________________________________________ Novalis, Hymnes à la Nuit.



Les frontières se pétrifient. Les faveurs guérissent. Une sonnerie nous dépouille de l’accablante parure de l’oeil. Le feu des révoltes est froid désert. Je m’y suis abandonné, acceptant sa probabilité tandis que la douleur germait. Je découvris les squelettes brûlants d’une mort provoquée. Les chaînes fondaient, je m’accomplissais simplement. Hémisphère méprisé, je vis un coeur luxuriant, glaçon ardent où j’unis les genoux pour les jeter aux chiens. J’ai inventé, traduit en vertu une apparition (miroir, elle m’a regardé depuis une rive craintive car abîmée sous les âmes des colombes). Elle était comme possédée par son existence. Je fus transfiguré devant ses douleurs aux désirs fendus, les arêtes moqueuses de sa tendresse, les écailles chagrines ou animées de ses aspirations, la source de ses traits éclaboussés d’extases, par ses royaumes, ses bosquets, ses aigles, ses regrets, ses accords de sphinx, par l’adoration et par l’affliction de ses présages. Elle me consola comme on console un sommeil perdu. J’avais pris corps pour refléter son innocence. Élans glacés dans le vestibule du merveilleux, nous cognions contre nos ténèbres échauffées. Jamais plaintes ne furent si nostalgiques de se bercer. Et je la chante dans le couchant des couronnes où nos nuages devinrent brouillard. Désormais la vie pousse dans nos veines. Notre révolte sera notre visage suprême, nous y récolterons l’ouragan de notre enfance. Nos voix se sont unies pour déterrer le soleil et rendre aux fleurs leur éclat.
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dimanche 20 février 2011

cette voix qui détruit les grimaces dans tes yeux vraiment rythmés


L’OBSCUR OCÉAN D’AUTREFOIS



L’espoir, un jour, assis dans un fauteuil, bondira comme une haute épée. Ses liens triomphants pourrissaient en buvant la tisane, les voilà séparés de mille et une vanités sans une scarlatine sur mon cœur.

Le sang d’un marchand de cartes postales enferme le ciel, la mer et la terre qu’on étouffe au fond de la poche gluante.

Avancé pour mon âge, je m’en allais à travers les premiers voyages dans tes yeux vraiment rythmés.

On plaisante sur les ruisseaux avec amour de la vie, mais cet amour s’endort, attirant la panthère en bonne santé qui le garde. J’imagine qu’elle m’emmenait également en cherchant le bonheur pour tirer de mon beau jour cette voix qui détruit les grimaces.

Élever des poissons est un divin moment à se souvenir. Le Larousse prodige chasse l’insecte au secours de l’idéal. Des bûches qui dansaient dans ces feuilles brûlantes voudraient couler dans un mot commencé.



. E . . m . . m . . a . .... . W . . a . . t . . t . . i . . a . . u .
. + . . M . . o . . n . . a . .... . T . . h . . o . . m . . a . . s .
.... . + . .......................................... . j . . b . . t .

samedi 19 février 2011

lectures de sens

au lever du jour
un incendie de nuages
a mangé la vue
 ouvrir l’œil de l’arbre  




sève lacrymale sub
jugue un monde clos
 
la peau en otage
anges de l’orage en jeu
reflets
ou
réflexes ?
miroir
de  la voix 

la parole en éclats vole
______ blanche comme neige 
un lever d’amour
partage du feu ravage
a mangé la vie

le ciel pour conscience
son chant traverse l’averse
ombre du silence
sur nous
comme
neige
——— 

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se déposent
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les.caresses
....
 
...
 






la peau en


OTAGE



esprit cristallin

présent le miroir s’est tu 
le miroir c’est toi

reflets ou réflexes
les mauvaises ondes fondent
sur nous comme neige



tout est accompli 
en chaque intention  qui conte
l’amoureuse à souhait



☻☺☻☺☻
☻☺☻☺☻☺
☻
☻☺☻☺☻


ⓟ卄☼ⓣ☼ʂ .☛. Ⓥⓘɳ©ҽɳⓣ Ⓛҽ ʝᴬⓡÐⓘɳⓘҽⓡ 

vendredi 18 février 2011

à toute épreuve

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nous aurons retourné le prisme et à chaque fois que nous aurons fait ce geste une couleur nouvelle sera née mais personne n’en aura jamais rien su parce que le monde entier sera toujours absorbé à s’observer et bien trop occupé à faire son inventaire éparpillé en mille morceaux de petits mondes tous égaux à la somme de tout ce que ça peut bien nous faire 

nous en rirons des nuits durant et le jour nous ferons les enfants tandis que les étoiles perleront à nos yeux pour féconder la terre qui penchera obstinément de notre côté en donnant naissance à des animaux fabuleux que les plus chanceux poursuivront dans les corridors de leurs songes sans pouvoir toutefois s’empêcher de crier «.chimères.» en mettant la main sur l’interrupteur et nous nous enlacerons à perte de vue

jeudi 17 février 2011

la porte étroite

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Car sa soif de l’amour ne peut être assouvie ;
Il prodigue son sang, déchaîne son désir,
Et son verbe est l’amant de la force infinie.

Albert Jounet, L’Étoile sainte.

 
c’est éprise de bonté 
que tu m’as toujours aimé

de cette bonté même
qui te pousse à fleurir au soleil
reconnu par cœur
 

parce qu’il n’y a pas de faute
ni rature en ta nature
 

celles que tu vis
sont de l’inattention
à l’inattendu
que tu attendais
 

c’est surpris par ta bonté
que je te suis revenu
et que je te reviendrai
si jamais toujours
et encore bien plus
et toujours plus encore
de notre bonté





... . . p . h . o . t . o . ....
▶ Vincent le Jardinier ◀
. . . . . . . . . . . . . . . . . .

mardi 15 février 2011

le pèlerinage ou la vie

.Nous avons traversé les ténèbres de l’océan et l’immensité de la terre.
Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence.
 Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.


M …o …w …l …â …n …â
alias Djalâl-od-din Mohammad Balkhi, dit “Roumi”.



 

QUITTER .UN TOIT CHALEUREUX
POURSUIVRE .LE SILLAGE .INFINI
DU . CIEL . ÉTERNEL . ESPÉRANT
DERRIÈRE LES FEUILLES BLANCHES
SE TROUVER

________
тⓔ✖тⓔ .Marie-Hélène. ⓟн๏т๏ .Caroline Hicks.
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samedi 12 février 2011

le damier des ardeurs

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Ferme les yeux au jour
et ouvre-les aux étoiles,
tu trouveras le sommeil.


. . . . A . . . P . . . T . . . S . . . I . . . O . . . M . . . .


((((((((((((((((((((
Une page sur deux et il n’y a plus de livre. Entre l’index et la paume sombre un continent. Les cris se volatilisent avant l’impact, les vitres restent intactes, les écolâtres revêtent des ampleurs percluses, une griffure dans le dos, une morsure au cou, quelques stigmates feront l’affaire, la débrouille, les magouilles, le magot, les ragots, l’argile languide de la fatigue, tout s’apaise.
))))))))))))))))))))

Dans la nuit
quand la terre des mains se fige
nous nous aimons.


La réponse qui se pose
ouvre-t-elle les larmes ?



Les caresses sont des brindilles où les hommes s’allongent, s’offrent, c’est l’image en laquelle toutes les femmes trouvent une cause frémissante et désespérée, un chant de peau élémentaire et attentif.

Alors, cette absolue fleur amnésique, à laquelle la lumière étrange de vos plaintes évoque la ruine des miroirs et leurs sentiments languissants, trace sa chirurgie incompréhensible sur une substance innocente et prononce les expériences du plaisir.

Ainsi avons-nous adoré la richesse de la vie, afin que les rideaux s’affalent devant l’amour. De pures souffrances, qui savaient peut-être que la voie les entraînerait, se viseraient dans leurs poèmes et s’y cacheraient. La nuit s’adapterait et redresserait aux vents ce qui s’en écarterait. Le supplice, en s’égarant contre le vide, obtiendrait des beautés naufragées dans la poudre de leur culte. Les servages, au matin, cueilleraient certaines des renommées contemplées dans leur folie de sevrage. Et la tendresse et la colère mutileraient leurs lendemains en masquant les traits de la même question.


Dans .le .silence
de leurs parcelles
les .mots .relieraient
l’espace .et les ailes.


. P . H . O . T . O . S .  . : .  . V . I . N . C . E . N . T .  . L . E .  .  J . A . R . D . I . N . I . E . R .
. P . H . O . T . O . S .  . : .  . V . I . N . C . E . N . T .  . L . E .  .  J . A . R . D . I . N . I . E . R .
. P . H . O . T . O . S .  . : .  . V . I . N . C . E . N . T .  . L . E .  .  J . A . R . D . I . N . I . E . R .