Il y a un chemin sous les bitumes qui recouvrent les blessures. Tout un cheminement qui s’écoule sous la dense poussière. Qui le voit.?
Il y a un chemin qui descend et qui monte sous les traces laissées en désordre.
Il y a un chemin qui traverse les routes sous les cœurs isolés.
Il y a un chemin sous nous.
Qui voit les fleurs coupées à l’envers.?
Il y a un chemin qui serpente sous les racines enchevêtrées. Toute une ribambelle d’ancêtres qui se divisent dans nos souvenirs. Qui le voit.?
Il y a un chemin qui part de rien sous les cieux ronds, trop-plein de mirages.
Il y a un chemin qui bifurque sous la pointe hérissée du malheur.
Il y a un chemin sous nous.
Qui voit les larmes qui remontent.?
Il y a un chemin qui circule sous les tissages bleu clair. Tout un cheminement qui danse sous la trame du temps. Qui le voit.?
Il y a un chemin qui transporte nos amours vers la réalité du monde.
Il y a un chemin qui longe la rivière lactée.
Il y a un chemin sous nous qui rejoint le ciel.

