Affichage des articles dont le libellé est Emmanuelle Masini. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Emmanuelle Masini. Afficher tous les articles

lundi 11 avril 2011

l’éventail des herbes amarrées

.Le silence,.
.c’est du temps perforé par des bruits..
________Marc  de  Smedt_




Inonde la démence à ras de bord, ses nerfs légers malgré les injures. 

L’oiseau lève les mains déverse ses signes sur le métabolisme de la conscience parmi les glaçons. L’engourdissement est aussi léger que les plantes de l’unanimité et dans les veines crispées la modestie du bois ventilateur écoule le monde. 
L’avenir toutefois battu élevait jusqu’à la direction des images l’épuisement du regard animal. Malgré les ventres de corolles contradictoires la limitation du pourpre s’allume les peaux dans la fable de la sagace pelure.





. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Emmanuelle Masini, Strofka & Jean Bernard Thomas
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

mardi 1 mars 2011

fibre fébrile


Je viens d’apprendre par Nicole Diaz le décès de Sophie Béra (le 21 février). Toutes deux suivaient les ateliers d’écriture que j’animais l’année dernière à la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence pour le compte de l’association Cultures du Cœur — ironie du sort, Sophie Béra est morte d’un arrêt cardiaque. J’aimais beaucoup Sophie. Sous ses airs anxieux, elle cherchait toujours la lumière dans un monde qui lui paraissait souvent hostile (elle m’avait par exemple raconté qu’on lui avait volé son manteau alors qu’elle était hospitalisée). Elle y croyait, à cette lumière, elle savait qu’elle existait, qu’elle n’avait pas rêvé. Peut-être oubliait-elle parfois qu’elle la portait en elle.

Ou alors pensait-elle qu’on devait lui donner l’autorisation. En début d’atelier, elle avait souvent du mal à accepter mes consignes, comme si quelque chose en elle résistait, elle semblait ne pas vouloir comprendre. Alors je l’encourageais à faire ce que bon lui semblait, elle pouvait s’en inspirer, se les approprier, les contourner, les détourner. Et quelques dizaines de minutes plus tard elle me rendait plusieurs textes alors que les autres travaillaient encore sur le premier. Du coup, elle trouvait que ça n’allait pas assez vite.! Elle était vraiment charmante. Distinguée, mais aussi très angoissée. Ça se lisait sur son visage, entre ses lignes et ses bouffées de cigarette. Je crois qu’elle appréciait particulièrement les pauses durant lesquelles nous fumions. Elle avait besoin de se confier. Elle m’avait parlé de son fils, et je pense à lui, à tout ce qu’il n’a pas pu lui confier, à tout ce qu’elle lui confie maintenant. 

Il y a trois semaines, une personne que j’aime absolument mais dont je dois taire le nom (sans doute pour ça).* m’a fait passer un message de sa part.: Sophie lui avait demandé de me dire que la «.folie.» (le mot est d’elle) de mes ateliers lui manquait. Par cet hommage je la remercie de cette touchante attention. Elle était passionnée de théâtre, elle vient d’entrer en scène pour l’éternité.: la chenille était devenue chrysalide, la voici à présent imago. En pleine lumière. 

* Les choses changent si vite, ladite personne a décidé de s’exprimer justement à découvert (cf. commentaires).
 


La mort est un noir argenté qui pleure le deuil de sa veuve. La couleur de ses cheveux le rend lumineux tel un astre pâle, tellement émouvant de dignité et de retenue, malgré son chagrin. Il est à lui seul une leçon de vie. Soudain il me donne une impulsion.: ma vie change et je sautille sous l’emprise d’une adoration vitale.


Sophie Béra




Atelier d’écriture de la Planète des Signes à la bibliothèque Méjanes,
Aix-en-Provence, le 16 mars 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.


vendredi 17 décembre 2010

de natura rerum

.

Il n’y a plus d’écriteaux au ciel __________
que des lambeaux

P i e r r e R e v e r d y



Vincent le Jardinier, «.l’ami à la main verte sur le cœur.», ainsi que l’a justement défini Emmanuelle Masini, n’est pas seulement jardinier. Il est aussi poète. Poète de la nature et de ses signes les plantes et, partant, poète de la planète. Lorsqu’il prend des photos, en poète de l’image, souvent il a pour lignes de conduite et de mire le bon ménage entre végétaux et minéraux.

Au relais nature Saint-Joseph, à Marseille, où il initie les minots au jardinage, au potager et au land art, il a
«.caviardé.» ce panneau et s’étonne toujours, un an plus tard, que personne, parmi ses collègues ou les visiteurs, ne l’ait remarqué. Sans doute en va-t-il ainsi de la poésie, ignorée de beaucoup, aveuglés par ce voile sombre qu’ils tendent chaque jour entre eux-mêmes et la vie. Vincent le Jardinier fait partie de ceux qui continueront coûte que coûte, vaille que vaille, d’éclairer dans cette nuit qui s’ignore, de reverdir les cœurs secs et d’enchanter le paysage à nos yeux d’enfants. Parce qu’il ne peut pas faire autrement. C’est là sa nature.

vendredi 19 novembre 2010

et le verbe s’est fait chère

.
“QUE ME DEMANDE-T-ON, AU JUSTE ? SI JE PENSE AVANT DE CLASSER ?
SI JE CLASSE AVANT DE PENSER ? COMMENT JE CLASSE CE QUE JE PENSE ?
COMMENT JE PENSE QUAND JE VEUX CLASSER ?

GEORGES PEREC, “PENSER/CLASSER”.

Ma mère (85 ans bientôt) est aujourd’hui entre deux mondes, atteinte de la maladie d’Alzheimer. La majeure partie de sa vie fut consacrée aux autres. Elle s’était aussi créé un monde bien à elle, empreint d’humour et de poésie. Cela allait jusqu’à transformer en joie des petites choses anodines, comme ranger des affaires dans des cartons et annoter ces derniers. Par ces photos récemment prises dans le grenier familial, je veux donc lui rendre hommage prenant comme support la Planète des Signes.
Et je tiens à rappeler que si je suis jardinier, photographe et animateur, c’est grâce à toi chère maman que j’AIME.
Un grand MERCI également à Jean-Bernard.

Vincent le Jardinier

P-S : Le nom du poète oublié de cette première photo est Alphonse de Lamartine.

╰✩╮╭✩╯

ses pensées

se profanent
ardentes à petit feu
dardent leurs dernières braises sur la mémoire enfer blancreligieusement mise en boîte

vidéepropre

aux quatre

coins du


transport


et les souvenirs de papier.
b.u.l.l.e.s

° ○⃝
◦⃝` º ⃝⃝ ⃝⃝⃝⃝ º

⃝⃝` °
╰╯
⃝⃝⃝⃝◦⃝。o ○ ╭╮ °

˚ ◯⃝ ◯⃝ ` ° ˘ é.c.l.a.t.e.n.t ⃝⃝` °
◯⃝ ` º ◯⃝ ╰╯ `
entre les pages du livre de l’enfance en face

languesê t r e
a n g e
e r r e


tours de babil
le petit lit
entre les lignes
cale son bréviaire
dans un tiroir



les étagères
vont à l’étage

quand une ampoule
___ se modèle
face aux points noirs

alliance royale la liane danse le lion s’avance


lève le
rideau

monté au cierge

bénit désarme sa médaille
& l’infortune de son revers



texte : ʝҽɳҽɳÐ ⓣɦⓞɱᴬʂ
ⓟ卄☼ⓣ☼ʂ ☛ Ⓥⓘɳ©ҽɳⓣ Ⓛҽ ʝᴬⓡÐⓘɳⓘҽⓡ ☚


A P O S T ↕ L L E


((((((((: merci à Emmanuelle Masini pour le lien :))))))))


lundi 14 juin 2010

cantique physique car né quantique


Serai-je encore astrale au matin ordonné
Quand ma vie distraite aura perdu son diadème

Et le grammage du corps à révérer ?

Emmanüelle Masini





poème des poèmes des poèmes

baiser

oui

tes étreintes sont ton nom jaillissant

aime-moi

venir

jouissons

aime-moi harmonieuse

oui

moi brûlé

moi moi

aime




belle femme toi demeure harmonie

seins de désir

bite

son fruit doux fait venir

dard amour éclair

d’amour éveil

éveil amour désir

va

saute ma belle

oui allée

baume fente

secret de ta vue

tendre ta voix

oui harmonie

moi moi gonfle en toi

aime aime aime

trou




aime à l’intérieur
éveil éveil amour

désir qui monte

épée sur cuisse

tremble colonne

intérieur amour

joie de moi

yeux cheveux dents
lèvres seins

gonfle le vice

toi temple

tanière fiancée

étreinte de tes lèvres

langue du jardin

onde source éveil

gonfle ruisselle

mange ces étreintes

viens ange rayon

étreinte de la nuit

pieds comme mains

doigts de parole

trou crié

trou d’amour



belle myriade
ondule en plénitude

lèvres mains ventre sein

désir de tes yeux

chevelure peau

dents peau

fente de reine

aube du torrent

temple

onde

galbe de main

ventre seins yeux

boucles délices

seins de soie

seins de ma rectitude

lèvres de passion

mandragore en ouverture



éveil éveil

amour qui monte

éveil

mets-moi

cœur sur ton bras

mort multiple

amour de l’amour

seins seins comme des yeux

fruit fruit attentif

fais-moi tendre pour toi

mon mât



Jean-Bernard Thomas



images
Dans les plis du carnet : ce qui nous lie
par Anne-Claire Thevenot
/___/___/______\___\___\