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samedi 12 mars 2011

week-end blanc


____  visage de 
___________________  confection 

_____________  silence  _____
_________  dans la meute  _ 


_______________  un lien 

__  mystérieux et  __ 
__  enfantin __   toucha  _ 

  du doigt le tissu du 

_______________  dire 

__________  plain ______________________   J’ai 

__________  le temps  _ 

__________________   pressé    
________ _ _ _ _  qui  
  _  pense _______   vrai 

 _  En toute quiétude __ je _____   nais 


__  Elle secoua la 
  déception. 
__  — Je suis pressée moi aussi. 
__  Il 
 ___ vit  
____   la via  _ 


_____________________  la  _____ _ _ _
  voie   
__  nue __   nous  
  sommes  
__  lus sur la courte  
 
_____  mémoire  

________  cadavres 


__  de __ _ _ _ _   source  _  
__  sûre _ . On mange _ 
__ _  Le _ _ _ _ _ _ 
___   connu _ _ _ __  
__  — Ah oui. Et comment ? 
_____ _ _ _
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lundi 7 mars 2011

(:M:)estampe psychose en trois mouvements



  cri primal
de la pierre à fendre les vitres
coutures des cadres mal ajustés
ratures décalquées

le plan se déplace par petites touches fantômes 
__________________________________________________
  une silhouette se dessine à contre-jour    ____________________




hybride 
esquisse 
de fouillis



champs se permutent prolifèrent s’épuisent


faisceau duel cristallisé
  〓
du sarcophage de
son cadavre cortical
l’issue 
donne
sève vie 
& chair



estampes : Bernard Remusat


vendredi 3 décembre 2010

cherche l’erreur

Agni deus

.

⤷⤷⤷⤷ ♫ u s i c. ♭y …Einstürzende Neubauten ⤶⤶⤶⤶


tu m’éclos la vue
m’irrigues à grandes gorgées de rire
tu m’es claire
me fais mâle et feu mêles
m’esbaudis m’éblouis
et m’immoles au-delà de toute anecdote
papier bouilli hante
pas sage à l’acte réfracte à la hâte
tu m’éclates
de la terre à la lune
tu me lapes suces
des lampées de soleil lapidaire
et moi
tends bien que mâle
t’observe
imperturbable malgré les simagrées
et les similitudes de nos deux solitudes
je te rayonne
et t’embrase à l’infini
je te baise comme jamais lèvres n’ont su






jeudi 18 novembre 2010

sagesse proverbiale

.

Rien ne sert de souffrir, il faut mourir à point.
Les mûres ont
des groseilles.
Il n’y a pas de mémé sans yeux.
À l’horrible nul n’est vu.
La grossesse est la mère de tous les fils.
Une oie n’est pas
une plume.
On n’attrape pas les louches avec des maigres.
Qui sort frime.
Qui va à l’impasse perd sa classe.
L’agent n’a pas de peur.
La nuit tous les papas sont finis.
À bon la, bon fa.
Il faut bien que paresse se casse.
La connerie
vient en cassant.
Tous les shampooings mènent à l’aquarium.
Bien mal soumis
n’invite jamais.
C’est dans les vieux lavabos qu’on fait les bonnes coupes.
Aux paysans les mains zen.


┠──────────────────────────────────── Mona




●
● ◆ ●
●




Rien ne sert de mourir, il faut souffrir à point.
À bon achat, bon débarras.
La caresse est la mère de tous les orifices.
Une voix
n’est pas enclume.
Il faut bien que tendresse se tracasse.
Les murmures
ont des abeilles.
C’est en mouchant qu’on devient moucheron.
L’ami ne fait pas
l’iguane.
La sécheresse est la mère de tous les supplices.
Aux accidents
les mains vilaines.
La nuit tous les gras sont frits.
L’apathie
vient en rangeant.

Qui va à la crevasse perd sa grâce.
Le yéti vient en neigeant.
Tous les parchemins mènent à l’homme.
Au terrible
nul n’est venu.


┠──────────────────────────────────── JBT

vendredi 8 octobre 2010

pattern berrichon

.
Notre monde porte l’immortelle jeunesse au plus profond de son cœur.

Rabindranath Tagore, Sâdhanâ.




tout à l’abonde qu’il fit
farinades de tout en tout
il vornailla sur un brin d’herbe à la pourrie
embernaillé par l’hirentelle

tuton le dit-on
voire louara
ou Marie japoton

il flûta qu’il oemait
avant de ragatonner
marcou sans lîgnoux

ça nasilla en agât d’iau
mais par coup de ragache
les débringués se jauchèrent
et de Jean-jean l’on dit Jean-fesse

à lune pardue il lusauda
mais non luniau mouva
loin des lordennes et haïssabletés

il en rissa lui le toucheux
se déguerlotta en accalandre
et déclava sa soutenance



AU SECOURS ? ➜ PETIT DICTIONNAIRE BERRICHON


dimanche 9 mai 2010

autodé(rision)

.


L’approche de l’absolu se signale par le rire.
  
Michel Tournier, Le Vent Paraclet.




 
il passe la porte d’entrée en montrant patte noire
on s’y méprend atout venant on le croit pris au piège

il ose pousser à bout la belle ignominie

pour la cueillir fleur entrevue sous un ciel démasqué

c’est un beau parleur séducteur sécateur
du secteur
de traverse en dehors des passages motorisés

on lui prête main-forte en voulant le ligoter

il joue à Houdini et le voici à vos côtés

il s’échappe par la plinthe et c’est la clef

il prêche la paix à poings serrés
sur les idiomes les idioties
et la guerre est une dent contre lui-même

qu’il a la sagesse de ne pas gâter

autour de lui les bouteilles pleuvent mais elles sont vides

retour à l’envoyeur offert en postérieur

il trébuche et l’on rit
ronce à muse de lui

il marche droit sur vous et c’est son ombre qu’on voit

et la sienne qu’on vit

il a l’outrecuidance de vous croire aussi bien que lui-même

c’est qu’il est un peu fou de ne pas vous prendre
au sérieux
qu’il n’est pas
du tout
quand il pleure comme un môme pris sur le fait

d’avoir sonné la larme qu’il vous avait volée

une fois les armes déposées
il est un clown triste de vous savoir cloué
rigolant encore de la supercherie
qui vous a fait croire qu’il est pire que vous
à manger du bon dieu tout en chiant du diable