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vendredi 3 décembre 2010
Garamante
.
J’ai aspiré ma vie
mon jardin inaccessible
du désert
au désert
des rêves ensablés
au sable rêvé,
en insultant l’absence
de bleu
dans les étoiles
ces moisissures
de l’âme,
en refusant
le message des nuits
et les réponses de l’aube,
la vérité des parchemins
et les transes lumineuses,
en rejetant la terre des origines
entrevue dans la mémoire
des vieux
en refusant la pluie
venue d’ailleurs.
Où se cache le ciel ?
J’ai cheminé
au désert
du désert,
yeux rougis
par l’embellie blanche,
paupières closes
sur l’infini.
En tombant,
ma main caressa
pour la première fois
la pierre,
et les signes
gravés
de l’éternité.
mardi 16 novembre 2010
la vie ne dort jamais
.

Tant bat ton pouls orgie
Tant bat ton pouls merci
Tant va la vie _____chut
__________ BERNARD HEIDSIECK
photo ☛ Ⓥⓘɳ©ҽɳⓣ Ⓛҽ ʝᴬⓡÐⓘɳⓘҽⓡ
(villa Ephrussi de Rotschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat) ☚
Ma sève pense
à la grande ville
où une forme de feu
invente,
parce qu’il est l’heure,
l’attraction
du flux
pour le reflux.
Un peu avant
ou
juste un peu
après,
à travers l’exacte absence
du jour et
de la nuit,
les pôles se reconnaissent.
Léger souffle du silence brisé…
À chaque minute
à chaque seconde
la musicienne de braise
bouscule tout,
orgueilleuse
et souveraine,
de sa folie bondissante.

Tant bat ton pouls orgie
Tant bat ton pouls merci
Tant va la vie _____chut
__________ BERNARD HEIDSIECK
photo ☛ Ⓥⓘɳ©ҽɳⓣ Ⓛҽ ʝᴬⓡÐⓘɳⓘҽⓡ
(villa Ephrussi de Rotschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat) ☚
Ma sève pense
à la grande ville
où une forme de feu
invente,
parce qu’il est l’heure,
l’attraction
du flux
pour le reflux.
Un peu avant
ou
juste un peu
après,
à travers l’exacte absence
du jour et
de la nuit,
les pôles se reconnaissent.
Léger souffle du silence brisé…
À chaque minute
à chaque seconde
la musicienne de braise
bouscule tout,
orgueilleuse
et souveraine,
de sa folie bondissante.
samedi 19 juin 2010
retour : le futur vers
.
Au Jugement dernier, on ne pèsera que les larmes.
E. M. Cioran, Des larmes et des saints.
M _ A _ I
VIENDRA
Au feu j’ai volé lumière et songe
étreint l’obscurité
des armes et des larmes
traversé en riant la rivière des morts
pour ranimer
les lucioles endormies.
J’ai reconstruit les ruines
de Babylone
et de Babel
dormi sous l’olivier rouge de l’origine
protégé par le rideau
d’une simple pensée.
J’ai bâti
une montagne
d’écritures
et
laissé
une nuée de poèmes
modifier
seuls
les Tables de la Loi.
Au Jugement dernier, on ne pèsera que les larmes.
E. M. Cioran, Des larmes et des saints.
VIENDRA
Au feu j’ai volé lumière et songe
étreint l’obscurité
des armes et des larmes
traversé en riant la rivière des morts
pour ranimer
les lucioles endormies.
J’ai reconstruit les ruines
de Babylone
et de Babel
dormi sous l’olivier rouge de l’origine
protégé par le rideau
d’une simple pensée.
J’ai bâti
une montagne
d’écritures
et
laissé
une nuée de poèmes
modifier
seuls
les Tables de la Loi.
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