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mardi 15 février 2011

le pèlerinage ou la vie

.Nous avons traversé les ténèbres de l’océan et l’immensité de la terre.
Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence.
 Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.


M …o …w …l …â …n …â
alias Djalâl-od-din Mohammad Balkhi, dit “Roumi”.



 

QUITTER .UN TOIT CHALEUREUX
POURSUIVRE .LE SILLAGE .INFINI
DU . CIEL . ÉTERNEL . ESPÉRANT
DERRIÈRE LES FEUILLES BLANCHES
SE TROUVER

________
тⓔ✖тⓔ .Marie-Hélène. ⓟн๏т๏ .Caroline Hicks.
.

samedi 10 juillet 2010

mise en deux meurt

.

Deviens sans lieu dans l’unité
Et prends place au cœur du néant,

Toute tête de dualiste,

Mets-la au cou de l’infidèle.
Mowlânâ
alias Djalâl-od-din Mohammad Balkhi,
dit “Roumi”


Daniel Spehr, Guido Indij, Kathrin Schulthess, Buenos Aires:Out of Series.



il fait la tête
il fait un vœu
il arrive à rester en Dieu
et il part
après avoir débarqué le temps
et repart
successivement fortifiant et nommé arrivé en écriture
il a l’enthousiasme exact
il sait que Jean parle avec assurance
après avoir entendu le chemin de désir en une lettre
cet accueil de la grâce publique
il écrit que su est le si




à la montagne il a reçu cru entendu
un esprit reçu de Jean
Jean ange porte le mot en nom accordé en langue nue
don sage reçu en tout
régulière parole
assurance de vaincre chaque jour un tyran
de sorte que la pure tendre parole
extraordinaire intermédiaire apport
touche son corps




alors utilise le nom
il donne au nom un être
nom esprit su qui est
qui homme esprit nu
le rire le nom su nu
à haute voix un nom
magie le livre le monde de sa parole traverse la voie
il aide quelque temps




le chemin de la déesse Artémis
unit ces messieurs à ce dire
les hommes sont des dieux
onde seule dans la cause
la déesse Artémis rivée dans le A se mire
Artémis se répand entière
se précipite au théâtre
se présente devant ses amis
au théâtre en pleine confusion
et entre dans un certain signe




main en parole s’explique le connu
il crie le mot
Artémis se calme en onde
Artémis tombée du ciel le nie
amen pour insulte
une accusation
porte contre porte
plainte réclamation
présent de révolte
aucune raison satisfaisante



le . trouble . cesse
courage adieu fidèle ombre
s’embarquer pour le retour



et enfin partir
et dire la fête un samedi soir
pour communion jusqu’à minuit
lampe de la maison sur le bord de son sommeil
le vide mort en inquiétude est vivant
ange du soleil
il part en homme vivant
grand réconfort
transport à bord
a joint le lendemain devant le jour suivant




jour d’après bord
effet de passe
arrêt de temps
sage venir comme porté avec le premier jour
chagrins et peines nus
complot utile annoncé et enseigné dans vos maisons
appel à croire en notre esprit
la prison des souffrances m’a confié
la grâce de vous tous
en chant de sable le plan en vous



et tout le troupeau est mort
départ des loups
le troupeau des hommes des songes des larmes
remet sa grâce dans les biens
l’argent l’or les vêtements
travail nécessaire en tout travail
pour venir en aide aux mots
le don à voir
à genoux avec le baiser d’adieu



puis il se rendséparé d’eux
parti de là


ⓟн๏т๏§ Souffledame╰•╮тⓔ✖тⓔ Jean-Bernard Thomas ★〰〰〰〰〰

jeudi 8 juillet 2010

éclat de voie, proie du silence

.


Une autre fois, une autre fois,
De la chaîne je me sauvai.
De la corde et piège où les faibles
S’attrapent, je me suis sauvé.

Mowlânâ, dit “Roumi”.






lecture ou jouir
courage courage
temps paisible de retour
il reste là
reste avec d’autres temps
retour pour voir Jean par une si vive grâce
sa compagne nue a le désir
comme compagnon de voyage

et son pas se fortifia de jour en jour

une vision annonce le sort
qu’il arrive en intention
en esprit
et au port de la nuit
une vision à notre secours
cette vision pour nous
appel de Samothrace
main du premier jour
au bord de la prière
pour les femmes en une

elle
étoffe rouge
elle
parole en estime
aime demeurer chez moi
elle
rencontre un avenir
le port prédiction
à nous suivre en riant au salut des jours
retour au nom
don d’elle
l’esprit d’elle paraît
espoir en elle
il crée
et enseigne le don de bien veiller
eu
reçu
lu
son

vers minuit le son tremble
le son porte
le son vit
le son ouvert tue
le son force la lumière dans la cellule de peur
au sortir de la parole du son
la nuit lave mon ange avec joie
quand ma main lâche le non en paix
ma main en son
main en cachette
en rapport

ma main prenant la main en don présent
en son sort
son dire
et courage
partir

sa passe arrive en écriture
avec elle être un
et la femme jalousie rue dans le trouble vil
la maison de son peuple traîne et crie
le monde entier a reçu un appel inquiet

alors la nuit nue
se rend à de meilleurs sentiments
la parole de chaque jour en écriture vérifie
l’exact nombre des femmes et des hommes
la parole égale la foule en direction de la mer
qui retourne au possible
et profonde
et pleine d’or
publique rencontre avec lui
un
que ce dire annonce

ange de la résurrection
rire avec le dire
ce nouvel ange aime voir
ange par le dire
dernière page
constat de mes points de vue
par le regard nu
sacré avec A
nu ce naître
onde du ciel
et la terre construit les humains
le souffle peuple la terre
il fixe le moment et limite le mal
il trouve un poète enfant
enfant semblable à l’or

l’imagination ne tient plus de temps
elle change le monde avec justice
un don à tous les morts
une résurrection
les uns les autres et c’est ainsi
les uns parmi d’autres encore

après cela un pont arrive d’Italie avec le don
le trou te travaille la parole
vaincre aussi bien le temps que le mais

alors la poussière et le sable ont dit un don
la maison de la nuit
une vision dans la peur continue

je suis avec toi
personne ne te maltraite
ombre dans cette parole de lion
s’unir
prendre parole
lion d’un crime
le temps vous écoute
discussions propos mots noms
regard
de telles affaires se mirent devant le souci

retour encore

temps pris



✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩
✩✩✩ texte : Jean-Bernard Thomas ✩✩✩
✩✩✩✩✩✩✩✩i✩m✩a✩g✩e✩✩✩✩✩✩✩✩
Dans les plis du carnet : le fil
par Anne-Claire Thevenot ✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩✩
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mercredi 30 juin 2010

en nous sang noue

.
Il n’est là-bas nulle blessure
Rien que bonté et rien qu’amour,
Cependant, derrière la porte,
Le verrou, c’est ton illusion.
Mowlânâ, dit “Roumi”.






Sans nous, les peaux d’étoiles languissent dans le désert. Sans nous, le soleil y dépose sa sueur. Sans nous, la nuit, le jour.

Je vois, sans nous, je vois, des terres libres.

Sans nous, les vermines et les fleurs, sans nous, les forêts et les plaines. Sans nous, le poulpe des profondeurs, sans nous, le dauphin.

Je vois, sans nous, je vois, des mers heureuses.

Sans nous, le souffle du vent sur les herbes, sans nous, l’eau qui tombe du ciel. Sans nous, les graines qui germent, sans nous, les pollens qui se dispersent.

Je vois, sans nous, je vois, des espaces fertiles.

Sans nous, les tremblements du dedans, sans nous, les feux intérieurs qui débordent. Sans nous, le centre de la terre.

Je vois, sans nous, je vois, des chaos joyeux.

Sans nous, les pensées illusoires s’effacent, sans nous, les actes blessants s’absentent. Sans nous, le mal retourne au néant.

Je vois, sans nous, je vois des êtres présents.

\\\\\★〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰 texte : Carole Fabre/////
/////dessin : Nick Wadley, Emergency (en cas d’imprévu)\\\\\
\\\\\〰〰〰〰image source : Asa Nisi Masa (Greta Garbo,/////
/////The Mysterious Lady, 1928, dir. Fred Niblo)〰〰〰〰★\\\\\

mercredi 23 juin 2010

d’où !

.




✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩
★〰〰〰✩〰〰〰 photo : ArtBasel-Letters par Souffledame 〰〰〰★〰〰〰✩
★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★〰〰〰✩〰〰〰★




la mort

c a s s e


la cage

m a i s

elle ne blesse pas

l’oiseau

Mowlânâ
alias Djalâl-
o d - d i n
Mohammad
Balkhi
dit ”Roumi”

vendredi 18 juin 2010

le plus beau jouir de ma vue

.


Chacun devenait mon ami
Tel qu’il l'imaginait lui-même.

Lui, dans le dedans de moi-même,

Il ne chercha pas mes secrets.
Mowlânâ
alias Djalâl-od-din Mohammad Balkhi,
dit “Roumi”


chrono
logiques
crocs vos logiques

abîme abysses abscisses

et hors d’eau naît la vue

du haut de la plus haute tour
inversée en un puits sans fond
le trou s’oblitère
l’obtus s’obstrue
l’abus s’abouche

depuis le banc des condamnés
on nous explose plein écran
nous n’y sommes pour personne
nous n’y sommes pour rien

as-tu songé à regarder derrière ?
de l’autre côté c’est passionnant

j’suis snob, dit l’un
bons, nous y sommes
nous, c’est-à-dire l’os à nu
substantifique somme de nos us
et foi n’est pas costume

les sens angéliques n’ont pas cours dans la vase
n’ont pas couru dans le vague à l’âme
n’ont pas vociféré n’ont pas légiféré n’ont pas non
non pas Lucifer n’ont pas laissé faire non plus
se sont juste installés tranquillement posés
et là
dans cet instant paisible
infiniment paisible
paisiblement infini
infime signe paix ciblée
ils se sont permis

se sont donné un bon
se sont passé le mot
naguère abandonnés se sont abonnés au don
se sont adonnés au bon
se sont donné la main se sont donnés amants
se sont rendu la vue

vendredi 11 juin 2010

la faim détend

.

Le plaisir du gâteau de vie
Je n’ai goûté que sur sa lèvre.

Mowlânâ, Cet oiseau unique.






le point sur les idées consigne l’essentielle
elle est une perte de sang perlée de temps
à vue du germe émerge un renouvellement
puisqu’elle est un passage obligé par le ciel

son chant est nucléaire à grands coups de pinson
du désir animal elle en fait un poème
et l’atome a souri quand elle a vu l’an blême
en son cœur la douleur n’est que contrefaçon

et l’atome a souri quand elle a dévoré
la pelote de haine enroulée à l’orée
des aveux en bataille au sandwich à la merde

et la toile a régné à portée du geôlier
déliée folle alliée de l’enfant du joaillier
dégainée du passé de l’enceinte saperde



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✩ texte : Jean-Bernard Thomas ✩✩✩✩✩✩
✩✩✩ vidéo : Alexander Lehmann ✩✩✩✩✩
✩✩✩✩✩ musique : Selffish ✩✩✩✩✩✩✩✩
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