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dimanche 26 juin 2011

nature d’offrir

Celui

qui touche le mystère et écrit le ciel est une fenêtre d’eau où entre le rêve englouti des distractions. S’il est une fenêtre d’eau, la source murmurante ne l’effacera pas.; il entretiendra le visage du possible.


 ⓟ н ๏ т ๏    ☛ Ⓥⓘɳ©ҽɳⓣ Ⓛҽ ʝᴬⓡÐⓘɳⓘҽⓡ


Celui qui touche les étoiles et écrit le monde est un rire d’eau. S’il est un rire d’eau, la source murmurante ne l’éloignera pas et il découvrira le temps lecteur.

Celui qui touche sa dépouille et écrit la vie est aussi une fenêtre d’eau. S’il est une fenêtre d’eau, la source murmurante connaîtra l’émerveillement et il entretiendra l’échelle patiente de la douceur.

Quand l’échelle patiente de la douceur fut appelée, elle a chanté des silences. Lorsque la pensée secrète est adorée, elle devient le désir des miroirs. Elle enrobe profondément et n’épuise aucune langue.

jeudi 9 juin 2011

connaissance par les chemins

  
 ⓟ н ๏ т ๏    ɱƟŋα ⓣɧƟɱας                      т ⓔ ✖ т ⓔ    ɱαяiεŋ & ʝεαŋ



mon être dans les arbres 
égaré au profond de ton jardin
parfois oublie la feuille


son rire jour après jour
vous raconte une poignée
d’étoiles languissantes

jeudi 19 mai 2011

le passé des sages devient transitoire

Un temps
viendra où tout initié du monde meilleur verra, comme Pygmalion, s’éveiller dans la gloire d’une aurore supérieure, l’univers qu’il créa et rassembla autour de lui, et où son long amour et sa longue fidélité seront récompensés. 
.Novalis.




Rien n’est assez puissance de cette atmosphère propre à l’art des cœurs, renversée en poètes comme envoyée du penseur grec. Et sous quelque rapport entièrement, éternellement organique, le grand rythme accélère l’univers de la vie absolue. 

La synthèse de la vérité parcourt la chaleur dans les détails de son temps spirituel. La vie qui peut s’entendre une fois est comme la vie suprême en commun. La contradiction n’est pas l’ombre d’un symbole. Elle vaut, comme la science de l’homme, des flots multiformes en masse artificielle. Nous ne sommes que des rochers dans la mesure de ce genre ordinaire, mathématique aux plis nombreux qui d’un seul coup doivent voir malgré tout notre monde comme accessoire à sa juste mesure. 

Le renoncement des génies est vraiment insensé. Son élément mystique, au détriment des autres, traite des hypothèses d’un instinct de folie organique sous la pesanteur de la nature des transcendances. 



Quand l’oiseau électrique nourrit ses étincelles, le temps se zèbre. L’oiseau se dédouble. Tout vole. Une lézarde tombe du mur, l’avion trace, et partout ça répond. Promesse pour le temps présent, discrétion assurée. Les enfants se taisent. Leur vérité s’espace. L’onde siffle continûment, des vagues se forment, absorbent les dernières flèches, ouvrent la voie. Le vent se lève, témoin d’un baiser. Puis tout s’apaise. L’infiniment petit reprend ses droits, un soleil rouge chante son parcours en entourant des joyaux dans un champ de coquelicots.


.germe poétique.

Un élément du principe peut devenir la traduction spirituelle de l’invisible. Toute forme embrasse les lèvres de l’âme et son image dépend de l’esprit contemplatif. L’étincelle de l’inconnu amène la magie de l’éternel présent. L’initiative qui fait écrire une idée reproduit une pensée en plusieurs absolus primitifs. Une idée si grande qu’elle nous fait sortir de la mort. C’est de là que naît le développement de l’avenir musical. 


Le promeneur de tempête annonce que tout est vieux et qu’il va faire chaud. La porte s’ouvre malgré tout sur le jeûne en dehors des horaires.


.f.lammes centrales.

Et, géométriquement, depuis les histoires de folies ancrées et d’éducations annonciatrices, les échanges les défendent par des plans individuels dédiés à des architectures lumineuses. Tout leur fait visage, cependant réalisé en étage qu’ils n’ont jamais visité. Alors se dirigent, comme agencés par une rampe, les portraits mariés du vent et de la symétrie devant l’insaisissable constante. Un cristal soufflé trace les impressions d’un chemin immatériel. Les accès du miroir culminent dans l’art invité entre d’étroites parenthèses. La beauté écarte ses pans jusqu’à découvrir un monde stupéfait de profondeur. Les mots n’ont plus cours dans l’antichambre nuptiale. Si l’amour est un puits le ciel est sa poulie. C’est en brisant le sceau que le pardon s’incline, abreuvé de présent à ses pieds étalé, juché sur ses genoux pour franchir le muret.


.visitation.


il balaye le ciel à bout de bras
à bout de forces il reprend son travail
il accouche le jour à bout de souffle
il découche la nuit et l’épanouit
imprime son éclipse sur des touches de cire
happé par le réel quand les vues se brouillent
adossé au printemps qui déborde du cadre
il entame l’automne des cœurs vieux
incise leurs trouvailles
trempe la pointe du pied
et foule du talon les cartes périmées


.Nous deux nous ne vivons que pour être fidèles.
 À la vie

.Paul Éluard.

dimanche 17 avril 2011

une étoile aînée

.simplement  tout.


sonde ton cœur onde retourne les secondes infinitésimales
le monde sonde ton amour pendule ondule

ix-ti-pa-li-mo-fi-li

périhélie que foule habile fonde sonde ton cœur onde

étape étaye la toupie du monde ronde sonore sonde
valve nue de ton cœur onde retourne les ongles

prier le rire conjure le pire d’une amertume malvenue

aime à l’infini
 

jeudi 14 avril 2011

ou l’archange noumène

  
ⓟн๏т๏ ►▬▬▬▬ ►▬▬▬▬ ►▬▬▬▬ ►▬▬▬▬ ► ɱƟŋα ⓣɧƟɱας


fleur de vie
tes reflets s’épuisent aux portes de l’infini
impassible épitaphe du faux-semblant
sépulcre des gâteries
soleil enraciné en terre d’accueil
éveil des non-dits
l’efflorescence édicte sa part belle
d’une aile couve la planète
l’autre nous y conduit
  

samedi 12 mars 2011

week-end blanc


____  visage de 
___________________  confection 

_____________  silence  _____
_________  dans la meute  _ 


_______________  un lien 

__  mystérieux et  __ 
__  enfantin __   toucha  _ 

  du doigt le tissu du 

_______________  dire 

__________  plain ______________________   J’ai 

__________  le temps  _ 

__________________   pressé    
________ _ _ _ _  qui  
  _  pense _______   vrai 

 _  En toute quiétude __ je _____   nais 


__  Elle secoua la 
  déception. 
__  — Je suis pressée moi aussi. 
__  Il 
 ___ vit  
____   la via  _ 


_____________________  la  _____ _ _ _
  voie   
__  nue __   nous  
  sommes  
__  lus sur la courte  
 
_____  mémoire  

________  cadavres 


__  de __ _ _ _ _   source  _  
__  sûre _ . On mange _ 
__ _  Le _ _ _ _ _ _ 
___   connu _ _ _ __  
__  — Ah oui. Et comment ? 
_____ _ _ _
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mardi 1 mars 2011

fibre fébrile


Je viens d’apprendre par Nicole Diaz le décès de Sophie Béra (le 21 février). Toutes deux suivaient les ateliers d’écriture que j’animais l’année dernière à la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence pour le compte de l’association Cultures du Cœur — ironie du sort, Sophie Béra est morte d’un arrêt cardiaque. J’aimais beaucoup Sophie. Sous ses airs anxieux, elle cherchait toujours la lumière dans un monde qui lui paraissait souvent hostile (elle m’avait par exemple raconté qu’on lui avait volé son manteau alors qu’elle était hospitalisée). Elle y croyait, à cette lumière, elle savait qu’elle existait, qu’elle n’avait pas rêvé. Peut-être oubliait-elle parfois qu’elle la portait en elle.

Ou alors pensait-elle qu’on devait lui donner l’autorisation. En début d’atelier, elle avait souvent du mal à accepter mes consignes, comme si quelque chose en elle résistait, elle semblait ne pas vouloir comprendre. Alors je l’encourageais à faire ce que bon lui semblait, elle pouvait s’en inspirer, se les approprier, les contourner, les détourner. Et quelques dizaines de minutes plus tard elle me rendait plusieurs textes alors que les autres travaillaient encore sur le premier. Du coup, elle trouvait que ça n’allait pas assez vite.! Elle était vraiment charmante. Distinguée, mais aussi très angoissée. Ça se lisait sur son visage, entre ses lignes et ses bouffées de cigarette. Je crois qu’elle appréciait particulièrement les pauses durant lesquelles nous fumions. Elle avait besoin de se confier. Elle m’avait parlé de son fils, et je pense à lui, à tout ce qu’il n’a pas pu lui confier, à tout ce qu’elle lui confie maintenant. 

Il y a trois semaines, une personne que j’aime absolument mais dont je dois taire le nom (sans doute pour ça).* m’a fait passer un message de sa part.: Sophie lui avait demandé de me dire que la «.folie.» (le mot est d’elle) de mes ateliers lui manquait. Par cet hommage je la remercie de cette touchante attention. Elle était passionnée de théâtre, elle vient d’entrer en scène pour l’éternité.: la chenille était devenue chrysalide, la voici à présent imago. En pleine lumière. 

* Les choses changent si vite, ladite personne a décidé de s’exprimer justement à découvert (cf. commentaires).
 


La mort est un noir argenté qui pleure le deuil de sa veuve. La couleur de ses cheveux le rend lumineux tel un astre pâle, tellement émouvant de dignité et de retenue, malgré son chagrin. Il est à lui seul une leçon de vie. Soudain il me donne une impulsion.: ma vie change et je sautille sous l’emprise d’une adoration vitale.

╮╭
Sophie Béra
╯╰╯╰




Atelier d’écriture de la Planète des Signes à la bibliothèque Méjanes,
Aix-en-Provence, le 16 mars 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.


vendredi 18 février 2011

à toute épreuve

.
nous aurons retourné le prisme et à chaque fois que nous aurons fait ce geste une couleur nouvelle sera née mais personne n’en aura jamais rien su parce que le monde entier sera toujours absorbé à s’observer et bien trop occupé à faire son inventaire éparpillé en mille morceaux de petits mondes tous égaux à la somme de tout ce que ça peut bien nous faire 

nous en rirons des nuits durant et le jour nous ferons les enfants tandis que les étoiles perleront à nos yeux pour féconder la terre qui penchera obstinément de notre côté en donnant naissance à des animaux fabuleux que les plus chanceux poursuivront dans les corridors de leurs songes sans pouvoir toutefois s’empêcher de crier «.chimères.» en mettant la main sur l’interrupteur et nous nous enlacerons à perte de vue

jeudi 17 février 2011

la porte étroite

.

Car sa soif de l’amour ne peut être assouvie ;
Il prodigue son sang, déchaîne son désir,
Et son verbe est l’amant de la force infinie.

Albert Jounet, L’Étoile sainte.

 
c’est éprise de bonté 
que tu m’as toujours aimé

de cette bonté même
qui te pousse à fleurir au soleil
reconnu par cœur
 

parce qu’il n’y a pas de faute
ni rature en ta nature
 

celles que tu vis
sont de l’inattention
à l’inattendu
que tu attendais
 

c’est surpris par ta bonté
que je te suis revenu
et que je te reviendrai
si jamais toujours
et encore bien plus
et toujours plus encore
de notre bonté





... . . p . h . o . t . o . ....
▶ Vincent le Jardinier ◀
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