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mercredi 30 juin 2010

en nous sang noue

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Il n’est là-bas nulle blessure
Rien que bonté et rien qu’amour,
Cependant, derrière la porte,
Le verrou, c’est ton illusion.
Mowlânâ, dit “Roumi”.






Sans nous, les peaux d’étoiles languissent dans le désert. Sans nous, le soleil y dépose sa sueur. Sans nous, la nuit, le jour.

Je vois, sans nous, je vois, des terres libres.

Sans nous, les vermines et les fleurs, sans nous, les forêts et les plaines. Sans nous, le poulpe des profondeurs, sans nous, le dauphin.

Je vois, sans nous, je vois, des mers heureuses.

Sans nous, le souffle du vent sur les herbes, sans nous, l’eau qui tombe du ciel. Sans nous, les graines qui germent, sans nous, les pollens qui se dispersent.

Je vois, sans nous, je vois, des espaces fertiles.

Sans nous, les tremblements du dedans, sans nous, les feux intérieurs qui débordent. Sans nous, le centre de la terre.

Je vois, sans nous, je vois, des chaos joyeux.

Sans nous, les pensées illusoires s’effacent, sans nous, les actes blessants s’absentent. Sans nous, le mal retourne au néant.

Je vois, sans nous, je vois des êtres présents.

\\\\\ texte : Carole Fabre/////
/////dessin : Nick Wadley, Emergency (en cas d’imprévu)\\\\\
\\\\\image source : Asa Nisi Masa (Greta Garbo,/////
/////The Mysterious Lady, 1928, dir. Fred Niblo)\\\\\

mercredi 5 mai 2010

chemin rythmé de la marche

Nick Wadley, L’Esprit de l’escalier bleu.




Avancer d’un demi-pas en sécurité,
c’est reprendre le pas cadencé
sous un rythme réglé
sur le bon pied.

NAFISSA AOUABDIA



Le mythe du saint est né
et les faux départs obscurcissent l’aventure angoissante
multipliant à l’infini les chemins.


La marche guidée est toujours source de peur
de pas faits en toute direction de l’autre soi.

CHRISTIANE MARTINEZ



Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 4 mai 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.

jeudi 29 avril 2010

m’aime si tu me manges

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W_ o_ r_ d_ s __ b_ y ___ N_i_c_k _ _W_a_d_l_e_y





De mon désespoir en général, j’aurai pu plus que ce que j’ai été, par rapport à la même chose que toi. Tu sais, je ne suis qu’une femme et j’ai vécu l’indispensable et le non-dit. On ne sait jamais, folle comme je suis, je te mordillerai les jours de pluie et mes jours de colère, mais pour guérir mon vide je ressusciterai la vie et je te suivrai et tu m’ouvriras toutes les portes secrètes. Mais tu me guideras, même si tu me manges, je pourrais te crever le cœur pour l’éternité.


CHRISTIANE MARTINEZ

Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 27 avril 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.


mercredi 13 janvier 2010

la planète des eighty cygnes blancs

e_____i_____g_____h_____t_____y
c_____y_____g_____n_____e_____s
b_____l_____a_____n_____c_____s
b_____y_____n_____i_____c_____k
w_____a_____d_____l_____e_____y


http://nickwadley.net/

mardi 12 janvier 2010

amour ➔ 1stâge

_
théâtre de l’alphabet

act I

scene 1

A

dear planète

thanks for your new pages, refreshing my screen

I saw a signe from the bus while I was in Nice this year. afterwards, I couldn't remember whether it said Musée de l'Alphabet or Théâtre de l'Alphabet.

vendredi 8 janvier 2010

il a temps il a tant hâte en dû



Se rapprocher de la terre, dangereusement, et humer l'air des vers, c'est ce qu'il fait.

Il chante près des rares sols trempés, il danse près du sable rouge.

Il s'enchante.

Il enchante les terres arides pour que poussent les amers cactus, où il pourra tendre ses lèvres au magique breuvage.

Ivre, il parcourt le désert pour que le monde tienne.

Laissez-le vibrer au rythme des poussières soulevées !

Laissez-le résonner les cavernes !

Laissez-le s'infiltrer et tracer,

Pour que le monde tienne !

Même si…

Vos rationalités digèrent les poètes,

Vos logiques disent de taire les ailes,

Vos vérités parlent de mensonges,

Vos vies envolées dehors.

Il arque le ciel pour vous,

Il redescend la terre dans tous les sens,

Pour que votre monde tienne !

Même si…

Vous abîmez la terre,

Vous creusez vos tombes encore et encore.

Laissez-le marcher sur les ondes,

Un son clair viendra inonder vos ombres.

Rangez le fil de l'histoire,

Et maintenant,

Ouvrez grand le cœur du monde,

Il attend.


poème de Carole Fabre

image Now Tree de Nick Wadley