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mercredi 14 décembre 2016
vendredi 5 août 2011
l’évolution comme ancre
| Chaque étoile a le champ libre d’aimer l’éclat de la plus lointaine d’entre elles comme de la plus proche, toutes serties en son propre cœur vibrant. |
vibre fibre d’étoile libre et ivre de vie
. . . embrasse
les pages du livre de vie qui t’embrasent et te délivrent d’une mort incertaine
.. .. . Sans douter un instant.
le grand jour s’enracine du ciel
au cœur de la nuit tendre à déterrer le temps.
|
vendredi 29 juillet 2011
hautes coutures, mains et nervures
Plus loin
que les saisons hauturières,
là où l’horizon se met debout,
le temps fait sa lessive, déambule,
interrompt ses sillons.
L’âge chemine,
s’abreuve à des mamelles d’ortie,
risque un chatoiement.
Itinéraire de soifs et de falaises,
éclairé parfois d’un bol de lait frais.
L’âge chemine,
à hauteur des blés verts,
cajole le matin,
s’enhardit jusqu’à lier
son pas à celui de l’été.
La pluie est à quelques
jours de marche,
la pluie et ses lèvres de sorbe.
Pèlerinages du ciel
où s’accordent mains et nervures,
loin de tout déchirement.
L’ampleur commence
dès qu’on nomme une fleur.
Peut-être qu’hier
a changé les confins,
ouvert un ailleurs.
L’enfant arraisonne les pôles,
enjambe la lumière
et s’en va mûrir dans les étoiles.
Brigitte Broc, fileuse de lune
jeudi 28 juillet 2011
rendons l’esprit au cœur symbolique du changement
Au premier rang des doux la détermination. Le corps lumière nourrit la mémoire en qualifiant ce corps d’une même conclusion.
Au premier rendez-vous améthyste en pensée jusqu’à ce que les ténèbres brillent pour s’orienter avec les outils de la biologie et des émotions.
Aux premières dents de loup l’électricité. Le malheur en question aux habitudes assises et la substance convenable dans sa boîte de réalité.
Aux lumières dedans nous à l’arrière de la tête les cheveux des messages dansent notre vie. L’araignée hypnotique supplie d’être aimée.
Le secret nucléaire des hypothèses solaires regarde le monde entier comme un enfant à vivre, un enfant des étoiles primordiales à ses yeux.
![]() |
| ⓟн๏т๏§ ► Mona Thomas |
jeudi 9 juin 2011
connaissance par les chemins
jeudi 19 mai 2011
le passé des sages devient transitoire
Un temps
viendra où tout initié du monde meilleur verra, comme Pygmalion, s’éveiller dans la gloire d’une aurore supérieure, l’univers qu’il créa et rassembla autour de lui, et où son long amour et sa longue fidélité seront récompensés.
.Novalis.
Rien n’est assez puissance de cette atmosphère propre à l’art des cœurs, renversée en poètes comme envoyée du penseur grec. Et sous quelque rapport entièrement, éternellement organique, le grand rythme accélère l’univers de la vie absolue.
La synthèse de la vérité parcourt la chaleur dans les détails de son temps spirituel. La vie qui peut s’entendre une fois est comme la vie suprême en commun. La contradiction n’est pas l’ombre d’un symbole. Elle vaut, comme la science de l’homme, des flots multiformes en masse artificielle. Nous ne sommes que des rochers dans la mesure de ce genre ordinaire, mathématique aux plis nombreux qui d’un seul coup doivent voir malgré tout notre monde comme accessoire à sa juste mesure.
Le renoncement des génies est vraiment insensé. Son élément mystique, au détriment des autres, traite des hypothèses d’un instinct de folie organique sous la pesanteur de la nature des transcendances.
La synthèse de la vérité parcourt la chaleur dans les détails de son temps spirituel. La vie qui peut s’entendre une fois est comme la vie suprême en commun. La contradiction n’est pas l’ombre d’un symbole. Elle vaut, comme la science de l’homme, des flots multiformes en masse artificielle. Nous ne sommes que des rochers dans la mesure de ce genre ordinaire, mathématique aux plis nombreux qui d’un seul coup doivent voir malgré tout notre monde comme accessoire à sa juste mesure.
Le renoncement des génies est vraiment insensé. Son élément mystique, au détriment des autres, traite des hypothèses d’un instinct de folie organique sous la pesanteur de la nature des transcendances.
Quand l’oiseau électrique nourrit ses étincelles, le temps se zèbre. L’oiseau se dédouble. Tout vole. Une lézarde tombe du mur, l’avion trace, et partout ça répond. Promesse pour le temps présent, discrétion assurée. Les enfants se taisent. Leur vérité s’espace. L’onde siffle continûment, des vagues se forment, absorbent les dernières flèches, ouvrent la voie. Le vent se lève, témoin d’un baiser. Puis tout s’apaise. L’infiniment petit reprend ses droits, un soleil rouge chante son parcours en entourant des joyaux dans un champ de coquelicots.
.germe poétique.
Un élément du principe peut devenir la traduction spirituelle de l’invisible. Toute forme embrasse les lèvres de l’âme et son image dépend de l’esprit contemplatif. L’étincelle de l’inconnu amène la magie de l’éternel présent. L’initiative qui fait écrire une idée reproduit une pensée en plusieurs absolus primitifs. Une idée si grande qu’elle nous fait sortir de la mort. C’est de là que naît le développement de l’avenir musical.
Le promeneur de tempête annonce que tout est vieux et qu’il va faire chaud. La porte s’ouvre malgré tout sur le jeûne en dehors des horaires.
.f.lammes centrales.
Et, géométriquement, depuis les histoires de folies ancrées et d’éducations annonciatrices, les échanges les défendent par des plans individuels dédiés à des architectures lumineuses. Tout leur fait visage, cependant réalisé en étage qu’ils n’ont jamais visité. Alors se dirigent, comme agencés par une rampe, les portraits mariés du vent et de la symétrie devant l’insaisissable constante. Un cristal soufflé trace les impressions d’un chemin immatériel. Les accès du miroir culminent dans l’art invité entre d’étroites parenthèses. La beauté écarte ses pans jusqu’à découvrir un monde stupéfait de profondeur. Les mots n’ont plus cours dans l’antichambre nuptiale. Si l’amour est un puits le ciel est sa poulie. C’est en brisant le sceau que le pardon s’incline, abreuvé de présent à ses pieds étalé, juché sur ses genoux pour franchir le muret.
.visitation.
il balaye le ciel à bout de brasà bout de forces il reprend son travailil accouche le jour à bout de souffleil découche la nuit et l’épanouitimprime son éclipse sur des touches de cirehappé par le réel quand les vues se brouillentadossé au printemps qui déborde du cadreil entame l’automne des cœurs vieuxincise leurs trouvaillestrempe la pointe du pied
et foule du talon les cartes périmées
.Nous deux nous ne vivons que pour être fidèles.
À la vie
.Paul Éluard.
dimanche 17 avril 2011
une étoile aînée
.simplement tout.
sonde ton cœur onde retourne les secondes infinitésimales
le monde sonde ton amour pendule ondule
ix-ti-pa-li-mo-fi-li
périhélie que foule habile fonde sonde ton cœur onde
étape étaye la toupie du monde ronde sonore sonde
valve nue de ton cœur onde retourne les ongles
prier le rire conjure le pire d’une amertume malvenue
aime à l’infini
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vendredi 11 mars 2011
battement d’Elle
à elle que je dois apparaître, elle
L’élue, cette femme aux cernes noirs
sous les yeux, à la cicatrice.?.»
Elle.croisa le serpent
aux courbes oblongues
dans la nuit noire,
Elle demanda au ciel son bâton invincible
pour la guider
à la source,
Elle sait que la route
sera longue jusqu’à l’hêtre
jonction vers l’autre monde,
Elle marcha, marcha, trébucha,
suivant son étoile,
petite lueur,
dans cet océan obscur…
dans cet océan obscur…
Elle s’arrêta, but l’eau
fraîche et pure de la source
et s’assit enfin,
rassasiée par le spectacle
du jour qui vainc…
chaque
jour suffit
sa peine,
jour suffit
sa peine,
se dit-
elle,
il est temps de se pauser au soleil
et sécher les pleurs de la veille, Car nul ne peut marcher mouillé
sans prétendre ne pas s’enrhumer.
тⓔ✖тⓔ & ⓟн๏т๏§ ▶⇄↔⇄▶Car✪line
Hicks◀╯
mardi 1 mars 2011
fibre fébrile
Je viens d’apprendre par Nicole Diaz le décès de Sophie Béra (le 21 février). Toutes deux suivaient les ateliers d’écriture que j’animais l’année dernière à la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence pour le compte de l’association Cultures du Cœur — ironie du sort, Sophie Béra est morte d’un arrêt cardiaque. J’aimais beaucoup Sophie. Sous ses airs anxieux, elle cherchait toujours la lumière dans un monde qui lui paraissait souvent hostile (elle m’avait par exemple raconté qu’on lui avait volé son manteau alors qu’elle était hospitalisée). Elle y croyait, à cette lumière, elle savait qu’elle existait, qu’elle n’avait pas rêvé. Peut-être oubliait-elle parfois qu’elle la portait en elle.
Ou alors pensait-elle qu’on devait lui donner l’autorisation. En début d’atelier, elle avait souvent du mal à accepter mes consignes, comme si quelque chose en elle résistait, elle semblait ne pas vouloir comprendre. Alors je l’encourageais à faire ce que bon lui semblait, elle pouvait s’en inspirer, se les approprier, les contourner, les détourner. Et quelques dizaines de minutes plus tard elle me rendait plusieurs textes alors que les autres travaillaient encore sur le premier. Du coup, elle trouvait que ça n’allait pas assez vite.! Elle était vraiment charmante. Distinguée, mais aussi très angoissée. Ça se lisait sur son visage, entre ses lignes et ses bouffées de cigarette. Je crois qu’elle appréciait particulièrement les pauses durant lesquelles nous fumions. Elle avait besoin de se confier. Elle m’avait parlé de son fils, et je pense à lui, à tout ce qu’il n’a pas pu lui confier, à tout ce qu’elle lui confie maintenant.
Il y a trois semaines, une personne que j’aime absolument mais dont je dois taire le nom (sans doute pour ça).* m’a fait passer un message de sa part.: Sophie lui avait demandé de me dire que la «.folie.» (le mot est d’elle) de mes ateliers lui manquait. Par cet hommage je la remercie de cette touchante attention. Elle était passionnée de théâtre, elle vient d’entrer en scène pour l’éternité.: la chenille était devenue chrysalide, la voici à présent imago. En pleine lumière.
* Les choses changent si vite, ladite personne a décidé de s’exprimer justement à découvert (cf. commentaires).
La mort est un noir argenté qui pleure le deuil de sa veuve. La couleur de ses cheveux le rend lumineux tel un astre pâle, tellement émouvant de dignité et de retenue, malgré son chagrin. Il est à lui seul une leçon de vie. Soudain il me donne une impulsion.: ma vie change et je sautille sous l’emprise d’une adoration vitale.
╮╭
Sophie Béra
╯╰╯╰
Sophie Béra
╯╰╯╰
Atelier d’écriture de la Planète des Signes à la bibliothèque Méjanes,
Aix-en-Provence, le 16 mars 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.
Aix-en-Provence, le 16 mars 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.
mercredi 23 février 2011
vendredi 18 février 2011
à toute épreuve
.
nous aurons retourné le prisme et à chaque fois que nous aurons fait ce geste une couleur nouvelle sera née mais personne n’en aura jamais rien su parce que le monde entier sera toujours absorbé à s’observer et bien trop occupé à faire son inventaire éparpillé en mille morceaux de petits mondes tous égaux à la somme de tout ce que ça peut bien nous faire
nous en rirons des nuits durant et le jour nous ferons les enfants tandis que les étoiles perleront à nos yeux pour féconder la terre qui penchera obstinément de notre côté en donnant naissance à des animaux fabuleux que les plus chanceux poursuivront dans les corridors de leurs songes sans pouvoir toutefois s’empêcher de crier «.chimères.» en mettant la main sur l’interrupteur et nous nous enlacerons à perte de vue
nous en rirons des nuits durant et le jour nous ferons les enfants tandis que les étoiles perleront à nos yeux pour féconder la terre qui penchera obstinément de notre côté en donnant naissance à des animaux fabuleux que les plus chanceux poursuivront dans les corridors de leurs songes sans pouvoir toutefois s’empêcher de crier «.chimères.» en mettant la main sur l’interrupteur et nous nous enlacerons à perte de vue
jeudi 17 février 2011
la porte étroite
.
Car sa soif de l’amour ne peut être assouvie ;
Il prodigue son sang, déchaîne son désir,
Et son verbe est l’amant de la force infinie.
Il prodigue son sang, déchaîne son désir,
Et son verbe est l’amant de la force infinie.
Albert Jounet, L’Étoile sainte.
c’est éprise de bonté
que tu m’as toujours aimé
de cette bonté même
qui te pousse à fleurir au soleil
reconnu par cœur
parce qu’il n’y a pas de faute
ni rature en ta nature
celles que tu vis
sont de l’inattention
à l’inattendu
que tu attendais
c’est surpris par ta bonté
que je te suis revenu
et que je te reviendrai
si jamais toujours
et encore bien plus
et toujours plus encore
de notre bonté
... . . p . h . o . t . o . ....
▶ Vincent le Jardinier ◀
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
▶ Vincent le Jardinier ◀
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
samedi 12 février 2011
le damier des ardeurs
.
Les caresses sont des brindilles où les hommes s’allongent, s’offrent, c’est l’image en laquelle toutes les femmes trouvent une cause frémissante et désespérée, un chant de peau élémentaire et attentif.
Alors, cette absolue fleur amnésique, à laquelle la lumière étrange de vos plaintes évoque la ruine des miroirs et leurs sentiments languissants, trace sa chirurgie incompréhensible sur une substance innocente et prononce les expériences du plaisir.
Ainsi avons-nous adoré la richesse de la vie, afin que les rideaux s’affalent devant l’amour. De pures souffrances, qui savaient peut-être que la voie les entraînerait, se viseraient dans leurs poèmes et s’y cacheraient. La nuit s’adapterait et redresserait aux vents ce qui s’en écarterait. Le supplice, en s’égarant contre le vide, obtiendrait des beautés naufragées dans la poudre de leur culte. Les servages, au matin, cueilleraient certaines des renommées contemplées dans leur folie de sevrage. Et la tendresse et la colère mutileraient leurs lendemains en masquant les traits de la même question.
Ferme les yeux au jour
et ouvre-les aux étoiles,
tu trouveras le sommeil.
et ouvre-les aux étoiles,
tu trouveras le sommeil.
. . . . A . . . P . . . T . . . S . . . I . . . O . . . M . . . .
((((((((((((((((((((
Une page sur deux et il n’y a plus de livre. Entre l’index et la paume sombre un continent. Les cris se volatilisent avant l’impact, les vitres restent intactes, les écolâtres revêtent des ampleurs percluses, une griffure dans le dos, une morsure au cou, quelques stigmates feront l’affaire, la débrouille, les magouilles, le magot, les ragots, l’argile languide de la fatigue, tout s’apaise.))))))))))))))))))))
Dans la nuit
quand la terre des mains se fige
nous nous aimons.
La réponse qui se pose
ouvre-t-elle les larmes ?
Les caresses sont des brindilles où les hommes s’allongent, s’offrent, c’est l’image en laquelle toutes les femmes trouvent une cause frémissante et désespérée, un chant de peau élémentaire et attentif.
Alors, cette absolue fleur amnésique, à laquelle la lumière étrange de vos plaintes évoque la ruine des miroirs et leurs sentiments languissants, trace sa chirurgie incompréhensible sur une substance innocente et prononce les expériences du plaisir.
Ainsi avons-nous adoré la richesse de la vie, afin que les rideaux s’affalent devant l’amour. De pures souffrances, qui savaient peut-être que la voie les entraînerait, se viseraient dans leurs poèmes et s’y cacheraient. La nuit s’adapterait et redresserait aux vents ce qui s’en écarterait. Le supplice, en s’égarant contre le vide, obtiendrait des beautés naufragées dans la poudre de leur culte. Les servages, au matin, cueilleraient certaines des renommées contemplées dans leur folie de sevrage. Et la tendresse et la colère mutileraient leurs lendemains en masquant les traits de la même question.
Dans .le .silence
. P . H . O . T . O . S . . : . . V . I . N . C . E . N . T . . L . E . . J . A . R . D . I . N . I . E . R .
. P . H . O . T . O . S . . : . . V . I . N . C . E . N . T . . L . E . . J . A . R . D . I . N . I . E . R .
. P . H . O . T . O . S . . : . . V . I . N . C . E . N . T . . L . E . . J . A . R . D . I . N . I . E . R .
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