Affichage des articles dont le libellé est anagrammes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est anagrammes. Afficher tous les articles

vendredi 20 mai 2016

déviation sur révolte : évolution servie tard

                              

                        l’intranquille     est une conversation ininterrompue     foule de mots 

                                                           

                                             dans le vaste cortège du Destin 

  maisons, pierres, affiches                                                                                                                                                         
et ciel  ╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮╭╮ 

╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰╯╰ Fernando Pessoa


 

 

www.bangyourart.com


 ►► invitations 
à L’AUTRE LIVRE
   13, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris



le samedi 21 mai à partir de 17 h 30 et le samedi 28 mai à partir de 16 heures 


présentations/lectures/chant/musique avec les auteurs de L’Intranquille venant de paraître à l’Atelier de l’agneau 



sommaire de L’Intranquille n° 10 Printemps-été 2016 - 92 p. - 16 € - Abonnement 32 €


Jean-Claude Pirotte : Faux haïkus… p. 3-6 

Dossier SERVITUDE VOLONTAIRE… p. 7-60 
Jean Bernard Thomas - Anne-Marie Jeanjean - Julien Blaine - Perrine Le Querrec 
- Benoît Gréan - Grégoire Cabanne - Françoise Favretto - Charles Pennequin 
- Cendres Lavy - Florentine Rey - Dario Balleta - Christophe Manon - 
Laure Escudier - Élisabeth Morcellet - Denis Ferdinande - Christophe Esnault - 
Jean-Luc Coudray - François Huglo - Brice Bonfanti - Patricia Pinzutti-Gintz - 
Fabienne Couécou / Ford Madox Ford - Sébastien Charbonnier - Iraj Valipour 

Dossier JÉROME BERTIN : entretien + extraits de manuscrits… p. 61-68 


Dossier PIERRE COURTAUD, éditeur, auteur et traducteur… p. 69-74 
Bertrand Courtaud - Gertrude Stein - Georges Mérillon 

TRIBUNE "Mnémotechniques, etc." par Ivar Ch’Vavar… p. 75-77 

DOMAINE CRITIQUE 
par J. Esponde, M. Cazenave, F. Favretto, R. Nivelle, J. Azarel… p. 78-89 

Crédits artistiques : Patricia Pinzuti-Gintz - Dario Bellata - Laure Escudier 
- Élisabeth Morcellet - Cendres Lavy - Anne-Marie Jeanjean - Françoise Favretto 

  abonnez-vous en envoyant un chèque de 32 euros pour deux numéros à

► Atelier de l’agneau 
1, Moulin de la Couronne 
33220 St-Quentin-de-Caplong 

   commande au numéro : 16 euros                                                   la revue n’a pu tenir 10 numéros que par la fidélité de ses abonnés 

notre blog www.chronercri.wordpress.com (cliquez sur "suivez" pour recevoir les nouvelles) 
et n’oubliez pas facebook.com/pages/Atelier-de-l-agneau-editeur/191018300968693 
commandez livres et revues sur www.atelierdelagneau.com
photo : Françoise Favretto


lundi 21 mars 2011

au point de bascule les anagrammes

à François Paix-Cœur & son équipée sauvage

…
…bilan du télescope / spéculation de blé / blues la déception / plainte blues codé
…blues le nid capote / bulletin codé sape / le destin coupable / section label dupé
…distance poubelle / absence pilule dot  / le clapet du besoin / blé du plan société
…but pile doléances / patience sol du blé / pastille de bon écu / place duel obstiné
…duel étalon biceps / police duel absent / scalpel dieu béton / bétail enclos dupé
…lien dépôt bascule / un bacille despote / blocus de pénalité / potence label du si
…débâcle seuil pont / décibel tape un sol / éclipse du notable / deuil noble aspect
…linceul débat posé / silence loup débat / descente bail loup / opulence délit bas
…insulte de placebo / conduite pas belle / balise pendule toc / bled planète souci
…astuce pôle blindé / dentelle cap bisou / bien le pactole sud / le point de bascule
…

dimanche 24 octobre 2010

atelier d’écriture : cure de littéraire

.

ô case où vous auriez eu des doutes quanta la validité de nos observations, il s’avère, selon les plus sérieuses études menées par les plus grands experts et commanditées par les plus grands sérieux dirigeants grands mondiaux consume & risques sérieux, qu’une mutation sans précédent (sous les fées d’un entortillement de deux brins d’adn de dada et d’éden) est actuellement en phase finale d’accomplissement pas plus loin que dans votre boîte crânienne

en effet
il appert
& fils &

s a i n t

e s p r i t

q u e

l:e:s d:e:u:x h:é:m:i:s:p:h:è:r:e:s

d:e v:o:t:r:e c:e:r:v:e:a:u

s:o:n:t e:n t:r:a:i:n

d:e f:u:s:i:o:n

n = é = s

* * *

* *

*


et nous, Planète des Signes,
avons bon dos de dire et tout lieu de croire et bon dieu de lire et tout dos de croire que nous y sommes pour beaucoup






●
● ◆ ●
●






_____ lumière _________ à demi-éclairé

la télévision
VA NOUS MANQUER


UN _ AVENIR
ASSURÉ

____JE SENS QUE
________________________ M. Sarkozy
_______________va
eN_ être

J a L o U X !


CE
__ TEST


est _écrit
par Kheshia



◆
◆ ● ◆
◆




La banquise couleur lave claquait des dents
dans le cratère frissonnant quand l’éruption
volcanique congela la peur terrorisée.

┠────────────────── Mona & JBT





●
● ◆ ●
●




Pourquoi a-t-on des mains ?
Parce qu’elles bougent.

D’où vient le son ?
De la bouche.

Pourquoi l’ombre nous suit-elle ?
Parce qu’elle est noire.


┠───────────── Kheshia & Mona




◆
◆ ● ◆
◆




j ’ a i . r e t r o u v é . m o n . u n i q u e
je fais une collection de flèches c’est magnifique
j ’a i . f a i l l i
. m e . c o u p e r . l e . n e z . e n . t o u r n a n t . l e s . p a g e s
j ’ a v a i s . u n
. m o t . d a n s . l a . m a i n . e t . i l . s ’ e s t . é v a p o r é
ils ne connaissent pas le mot “être”
. o u . c ’ e s t . m o i .?
c’est .toi
.qui .ne .sais .pas .le .lire
alors je vais créer mon propre être avec une belle écriture


┠───────────────────────────── Mona & Kheshia



●
● ◆ ●
●




Au-delà de l’apparence
se trouve le cœur vif de la terre.

┠────────────────────────── Mona

relue créditerait

.

Il tomba sur mon cœur comme un soupir de son corps et un murmure de son âme.

Rabindranath Tagore, Le Jardinier d’amour.







Univers : peau d’amour


Dans notre âme, nous planions à une hauteur considérable au premier siècle avant notre ère.

Le vent nourrit de manière détaillée, n’aie pas peur des atomes.

Je n’y vois que de l’or entre ciel et terre.

Souris de nouveau à l’instar du galet.

Il gémit, il pleure, de sorte que si ce discours s’oppose aux désirs, il en bannit la crainte.

Que tout l’azur des cieux ne cache pas dans les ténèbres l’infini de mille chagrins.

Si tu aimes les mains, les bras et le visage de cette beauté, ce n’est pas rien.

Attends, attends les fleuves les plus passionnants.

Cela devrait me suffire, porte-moi au bord du lac car tu es un enfant dans une grotte à l’écart.

C’était le soir de petits sacrifices, la nuit suivante n’osa dire non aux mauvaises herbes. Ainsi nous voilà au spectacle. La jalousie dans ses yeux ouverts suivra le fluide devant une ruine isolée transformée en une sorte de volcan prodige. L’utile dessein regardait là-dedans pour se rassembler.

Ô dieux des esclaves haletants qui sortez des poitrines épuisées sans plier les genoux, écoutez ma folle demande : considérez que les atomes recèlent de grands balancements réguliers de matières fluorescentes jusqu’au bout de n’importe quel point de l’infini et recherchez pourquoi nous volerons en divers lieux de la vérité des parfums de la nuit.

Et qui pourrait reprocher ce qui arrive maintenant ?

Immortelle la personne pour qui la création des simulacres pénètre les secrets de l’avenir.

Nous n’avons pas besoin de preuve, nous sommes à une hauteur prodigieuse dans des voies inconnues.

Il ne faut pas affirmer une impression générale entre le bien et le mal, c’est-à-dire ce que nous appelons corps à l’heure du bilan.

Ils conclurent qu’il n’y avait pas de secret ; l’automne offre ses fruits vus dans notre esprit car le feu adoucit l’hiver et notre imagination s’enracine dans le pays des légendes. Les tourments amoureux disparaissent de tout le corps puis la pluie se met à tomber, implorant l’oubli de la couleur du temps.


┠─────────── Madeleine Filippi, Edmonde Salvatico & JBT




◆◆ ◆● ●
●◆ ● ◆◆
◆● ◆ ◆●
●◆ ◆● ◆




M. F. : Pourquoi plus rien de nous ?
E. S. : Parce que les miracles ne savent plus nous retenir.

E. S. : Pourquoi pas l’éternité ?
M. F. : Parce qu’elle me donne toujours de tes nouvelles les jours de pluie.

M. F. : Qui me dira pourquoi l’or de mes rêves me parle de toi aujourd’hui ?
E. S. : Celle qui réchauffe le cœur lorsque l’on pense que la nuit est arrivée.

E. S. : Qui regarde au-delà, loin au-delà des océans pour ne retrouver qu’eux-mêmes ?
M. F. : Ce sont les marins inquiets.

E. S. : Comment pourraient me comprendre les hommes nouveaux, moi qui ai déjà vécu dans le cœur des anciens ?
M. F. : En regardant à travers les fenêtres ce qui arrive à grande vitesse.

M. F. : Comment peux-tu comprendre mon retour puisque rien n’est prescrit ?
E. S. : En attendant que fleurissent nos idées nouvelles et que les fleurs s’épanouissent.


┠─────────── Madeleine Filippi & Edmonde Salvatico




●◆ ◆● ◆
◆● ◆ ◆●
●◆ ● ◆◆
◆◆ ◆● ●




L’aventure aux temps fixés les séparait. Le feu disparut à une cinquantaine de mètres de là. La minute favorable sauta d’une main silencieuse. Il demeura un moment immobile, écoutant la ville au pied de l’arbre. Il choisit la tête sur cet instant d’une lueur. L’intérieur minuscule de la pièce était vide. Il aperçut la lueur de cœur, enfin ! Le jeune homme rassuré prit un stylo, un pinceau de lumière. Brusquement libre et nu, digne et respectable. Sans doute sa voix électrique avait entendu très clairement.


┠─────────── Madeleine Filippi

recul rééditerait

.

Et viens-t’en donc puisque je t’aime
Je le chante sur tous les tons
Ciel nuageux la nuit est blême
La lune chemine à tâtons
Une abeille sur de la crème


Guillaume Apollinaire, Rêverie sur ta venue.




L’orientation bouleversante de mon ivresse
Où Ruy Blas balayait la rime

Des marais bleus sous les saules

Bercés d’impatience et de maladresse


J’irai aux limbes lier le mage

Du joug amoureux vide d’âme

Ce soir est mauve mesdames

Je jubile de votre âge


Je bois l’apaisant de l’oubli

Comme le mal du souvenir

Le long de vos bas ma main

Quand je baise votre sein



┠────────
───────────── Tristan







━◆ ● ◆━●━◆ ● ◆━
●━● ◆━◆ ● ◆━━●
━●◆ ● ◆◆━●━●━






Pourquoi sont-ils tristes ?
Parce que l’amour les suit.


Pourquoi nos regards le cherchent ?

Parce que leurs couleurs dégoulinent.


Où se cachent les bulletins de salaire ?

Dans les yeux pleins de sueur.


Comment fuit-on les souvenirs de ces heures ?

En faisant des provisions de soupirs.


Comment ressemble-t-on à une image ?

En claquant des dents.


Quand saura-t-elle qu’elle porte la vie ?

Après nos ébats sur papier.


Qui a dessiné mon corps ?

Ma conscience incarnée.



┠───────
────────────── Tristan & JBT







◆ ━● ● ◆━━◆ ━●
━◆●●━━● ◆◆━●◆
● ━━●◆━● ●◆◆━









MA VOLONTÉ DU RIVAGE TAILLÉ
┠────────────────────── Abdel Helali, Tristan & JBT


Par les contrées des maux de tête, il pourra éviter aussi la salade de roquettes. Il marque le temps purifié comme des images pressées. Terre italique de toute la poésie au fond d’une allée effroyable, la couleur du temps des prairies fauchées se tient debout derrière lui.

Chaque mot, comme un marteau, manifestait déjà l’intention de passer sans transition. Il s’en fit quelque temps prier sur mes yeux en vogue au pays parfumé que le soleil caresse. L’étoile de nos foyers constituée de corps, là-bas, alla donc bien loin. Près de la porte, son spectre de la grande oreille qui balaye le journal qu’il venait de ranger en ligne. Cette raison épousée, je m’évanouis sans pieds ni mains. Mais que signifient les projectiles multicolores ? Comment préparerais-je, d’une manière qui instruit du sang, le tyran mis à mort ? En mouvement perpétuel, la nuit était sans lumière, évacuant l’or ployant sous le miel. Oui, volons avec l’automne, c’est pas le monde qui s’écroule.



du littéraire créé

.


Fin de journée, heure improbable. Une musique lancinante, enivrante, comme un tourment dans l’air.

On est déstabilisé par ce rythme qui nous prend aux tripes.

Et malgré tout, il réveille en nous une énergie, une force insoupçonnée à cette heure de la journée.

Danse, danse et sens la vie qui te remplit.

Souffle, souffle et respire l’envie, la douce folie.

Se libérer et exister

Tel qu’on est et comme on veut

Être soi-même pour être mieux ?


╰✩╮
Fabienne

Quinterne
╭
✩╯





● □■■□ ◆ ■■● □■
□■◆ ● ●■□□━●□□
◆ ● □□ ━●□■■━●
◆□■◆━□━◆━■□




Bilel
: Où suis-je ?

Mourad
: Dans l’existence.


Monique
: Pourquoi es-tu là ?

À qui la faute
: Parce que les arbres ont des racines.


Bilel
: Pourquoi les gens sont fous ?

Mourad
: Parce que j’ai quelque chose pour toi.


Monique
: Pourquoi écris-tu ?

À qui la faute
: Parce que les fleurs c’est périssable.





●━ ◆■■■◆ ●■●□■
◆□■ □◆ ● ◆━■□
━■■■◆ ● □━■□□
◆━●━◆■◆━●━




J’attends l’ultime délibération,
Aussi ce n’est pas sans appréhension.

On connaît le début même si parfois on l’oublie vite,
Et on voudrait connaître la fin,
Savoir si on sera bien ou en déficit.

Piriforme est notre vie,
En attendant un refuge, on s’ignifuge les neurones
En attendant le déluge.

Avouer ses fautes est déjà un début,
Et ça nous affine,
On a mal au cœur telle la dystrophie.

En bref, sors de ton bolide et savoure la vie
Comme elle vient.

Et si tu peux,
Vas-y, tends la main.

╰✩╮
Bilel

╭✩╯


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Atelier d’écriture à la bibliothèque de Bonneveine,
Marseille,
le 22 avril 2010, avec Cultures du Cœur.
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

〰〰〰〰〰〰〰✩〰〰〰〰〰〰〰
photo : Marie-Hélène
✩〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰〰✩