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dimanche 29 octobre 2017

en un rien de temps


Et maintenant ? Maintenant, l’évidence s’était brisée.;
les piliers du temps, rompus, soutenaient leurs ruines.

                                                        Maurice Blanchot, Au moment voulu.                          





  l’autre versant du temps décrit nos rêves en orbite autour de particules d’instants en suspens 
qui parfois s’agglomèrent



                                                                      



  leurs traces se sont perdues 
     dans le désert de la mémoire 


            pour tout mot de passe 
               un seul grain de lumière 

                      accès de ces âmes 
                         issue de l’insu 



© Wavegrower [Frédéric Vayssouze-Faure]


 le temps de ne rien faire 
 sera celui d’écrire 
 entre les lignes illisibles 
 d’actes manqués 
 comme autant de rendez-vous 
 imaginaires 

 le temps de ne rien dire 
 aura été celui de retenir par cœur 
 le souffle d’une pensée 
 à travers la vitre d’une émotion pure 





 le temps de s’habiller pour défier 
 le soleil retourne le ciel à l’envoyeur 
 qui l’ensevelit sous des strates de nuit 


 le temps de relever les empreintes 
 et ce sont de vieux souvenirs 
© Wavegrower [Frédéric Vayssouze-Faure]
 qui remontent à la surface 
 pour déployer leur zèle 

 quand le temps s’amenuise
 la vie s’éternise en un rien de temps 
  

 ════════════════  Notre fenêtre s’écarquille 
Jusqu’à refléter l’avenir   ════════════════ 
Paul Éluard, Ailleurs ici partout.

lundi 30 novembre 2015

d’un ailleurs supposé en marge de Beaubourg


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══════        une page se tourne avant de s’effacer
une autre se retourne sur l’instant donné
renouvelé
encore     __________________
     . . .


nous n’avons pas de programme
sinon celui de vivre
et de poser nos pas dans ceux de notre amour
auquel seul nous croyons quand nous croyons en nous

le lien qui se dessine illustre notre danse  
       
  les mots sont des nuances
  chaque moment révèle sa couleur


nous nous élevons aux formes et aux figures
que nous nous décrivons par anticipation

 on se reconnaît 


le temps est à rebours de celui que l’on vit


  
Fernand Léger
nous renaissons toujours bien avant de mourir
et nous mourrons encore avant de nous revoir
                        davantage éblouis



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Photos (Paris, Beaubourg, 23 novembre 2015) et texte (Aix-en-Provence, 26 octobre 2015) de Jean Bernard Thomas.

Paul Éluard-Fernand Léger, Liberté, Seghers éd., Paris, 1953. Édition originale acquise en 2015 par le musée national Fernand Léger de Biot © ADAGP, Paris 2015 © RMN-Grand Palais/photo Mathieu Rabeau. Pour le livre de 1953 © Éditions Seghers. Pour le texte : Paul Éluard, poème Liberté in Au rendez-vous allemand © 1945, Les Éditions de Minuit. Exposition autour du poème Liberté, «.Paul Éluard et Fernand Léger en dialogue.», du 28 novembre 2015 au 7 mars 2016, musée national Fernand Léger, Chemin du Val de Pôme, 06410 Biot.

jeudi 6 octobre 2011

vertige

Voir.c’est recevoir, refléter.

.c’est donner à voir.

.Paul Éluard.
↪ Avenir de la poésie..

.
funambule des extases
tu jongles
par-dessus les nuages
hors champ
cadré plein ciel
 mâture de ta nature
aux volets défoncés
à force de volonté
domines les élans
d’un vert proliférant

.
et paisible t’épouse effacée 
la façade 
déplacée la rencontre
plongée dans le bain
sous l’écume songeuse
ⓟн๏т๏§ ► Mona Thomas.