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mardi 15 février 2011

le pèlerinage ou la vie

.Nous avons traversé les ténèbres de l’océan et l’immensité de la terre.
Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence.
 Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.


M …o …w …l …â …n …â
alias Djalâl-od-din Mohammad Balkhi, dit “Roumi”.



 

QUITTER .UN TOIT CHALEUREUX
POURSUIVRE .LE SILLAGE .INFINI
DU . CIEL . ÉTERNEL . ESPÉRANT
DERRIÈRE LES FEUILLES BLANCHES
SE TROUVER

________
тⓔ✖тⓔ .Marie-Hélène. ⓟн๏т๏ .Caroline Hicks.
.

jeudi 20 janvier 2011

flèche-en-ciel

le grand ciel trace
___________________________.p.
_______________________________________.O.
___________________________________________________.i.
un sillage ►
___________________________________________________.n.
_______________________________________.T.
___________________________.u.
qui s’éternise
sur ma feuille
v e r t e
les toit rouges

s’aiguisent



тⓔ✖тⓔ .&. ⓟн๏т๏ .Marie-Hélène.

.

jeudi 28 octobre 2010

la décortication des combines

.
L’univers n’est pas seulement plus étrange que nous le pensons,
il est aussi plus étrange que nous pouvons le penser.


Werner Heisenberg



des aigrettes aux aguets bruissent dans les agrès d’argenton
synovie s’épanche en articulations que la coulure du temps fige
maillons nous soient témoins et tendinite oblige

la tipule stipule menus alinéas non lus
sur l’étang des convenances révolues

qui s’écœure à l’écart tronque sa définition
falsifie les bulletins hors compétition

patience apprivoise l’évidence
s’adonner le temps de garder confiance

l’anamorphose annexe prend un tour inquiétant

anode l’onde animale s’immisce dans l’hibernation
et libère sans haine la hache d’honneur

les époux de traverse se donnent des leçons de faïence
l’incohérence aléatoire s’élabore à même l’échanson

une fillette fredonne la barcarolle
laquelle épuise la calomnie
laquelle épouse la calme nuit
laquelle irise la catalyse
et veille au grain de l’affolante ivraie
appauvrissant l’aporie
à la portée de l’avis de nos rites arythmiques







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photo : Marie-Hélène
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dimanche 24 octobre 2010

du littéraire créé

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Fin de journée, heure improbable. Une musique lancinante, enivrante, comme un tourment dans l’air.

On est déstabilisé par ce rythme qui nous prend aux tripes.

Et malgré tout, il réveille en nous une énergie, une force insoupçonnée à cette heure de la journée.

Danse, danse et sens la vie qui te remplit.

Souffle, souffle et respire l’envie, la douce folie.

Se libérer et exister

Tel qu’on est et comme on veut

Être soi-même pour être mieux ?


╰✩╮
Fabienne

Quinterne
╭
✩╯





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Bilel
: Où suis-je ?

Mourad
: Dans l’existence.


Monique
: Pourquoi es-tu là ?

À qui la faute
: Parce que les arbres ont des racines.


Bilel
: Pourquoi les gens sont fous ?

Mourad
: Parce que j’ai quelque chose pour toi.


Monique
: Pourquoi écris-tu ?

À qui la faute
: Parce que les fleurs c’est périssable.





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J’attends l’ultime délibération,
Aussi ce n’est pas sans appréhension.

On connaît le début même si parfois on l’oublie vite,
Et on voudrait connaître la fin,
Savoir si on sera bien ou en déficit.

Piriforme est notre vie,
En attendant un refuge, on s’ignifuge les neurones
En attendant le déluge.

Avouer ses fautes est déjà un début,
Et ça nous affine,
On a mal au cœur telle la dystrophie.

En bref, sors de ton bolide et savoure la vie
Comme elle vient.

Et si tu peux,
Vas-y, tends la main.

╰✩╮
Bilel

╭✩╯


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Atelier d’écriture à la bibliothèque de Bonneveine,
Marseille,
le 22 avril 2010, avec Cultures du Cœur.
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photo : Marie-Hélène
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dimanche 27 juin 2010

label inconnu

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Je viens dans ton sein accomplir le rite
Le rythmique retour au pays d’avant-naître

Le signe animal de l’extase ancienne


Roger Gilbert-Lecomte ¶








si tout était dissous

si tout était absous


Allah minute même


tout serait absolu,


sans nulle perte ni fracas


tu reviendrais vers moi


comme si tu ne m’avais


jamais vue, ni tenue


au creux de TOI



…



ta balle


en bulle


fait tabula rasa,


une âme pour deux


dans un fauteuil étroit


c’est le cantique carpe diem


la scolastique de nos cerveaux


à angles plats alimente la fuite de ceux


qui errent en donnant l’impression d’y être.



…



NB : tu me trouveras dans tes chemins,


la clef est restée accrochée à tes cheveux




volons !





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〰〰〰〰〰〰✩〰〰〰texte : Raphaëlle Sellès〰〰〰✩〰〰〰〰〰〰〰
✩〰〰〰〰〰patchwork “Alléluia” : Marie-Hélène〰〰〰✩
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samedi 19 juin 2010

poussière : démonstration du mal derrière les vitres de ma vie

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Mince et ascétique, la mine sévère mais cultivant en permanence un humour quasi diabolique, le docteur ne cessait d’encourager ses étudiants à mobiliser leurs facultés d’observation et de déduction. Il aimait à les déconcerter et à les stimuler par de multiples démonstrations.

Khemiri ..⤶


⬇


Le soleil brille ce matin dans le ciel et pourtant j’entends le sifflement du bateau qui t’emporte au son de la danse mélodie du vent sur la mer de Chine. J’ai séduit l’homme de ma vie, attrapé un nuage, lacé ses chaussures. Je voudrais rendre ses nuits plus douces, aller au bout du monde. Aujourd’hui, ma vie n’a plus de sens. Mais si tu reviens, je t’attrape par la peau des fesses et tu sauras toi aussi ce que c’est que d’avoir mal.!


⤷ ..Valentine


⬇



Un goéland emprisonné derrière les vitres de la gare.

La ville, ses bruits.

Je voudrais faire pareil avec toi mais j’attends le prochain.

Je parle peu, je m’enferme.

Derrière les murs, des angoisses.

À travers les toits, Marseille.


Laura de marée..⤶



⬇


Je hurle contre les cris car j’aime le silence je chante avec toi

Je te console

Je pleure

Je te fuis

Je pourrai réinventer ma vie.


⤷ ..Annie Besnier


⬇


Je bâtis des châteaux

Je regarde le monde et j’essaie de le comprendre

Je mords la poussière

Je fais la paix

Je m’envole vers un autre monde.


Marie-Hélène ..⤶


╔════════════════════════╗
↪ Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 27 avril 2010, avec le concours de Cultures du Cœur. ↩
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mardi 15 juin 2010

le fil du rêve rouvre une parenthèse magicienne

.

Après une parenthèse de grâce, me revoici devant ma montagne.

La mesurer avec un décimètre.? Autant vider la mer avec mes mains.!

Après avoir déambulé sur tous ces pavages, mosaïques, galets, marbres et autres pierres recouvrant des tombes — d’autres les ont foulés avant moi.—, je poursuis mon rêve céleste de femme.

Le Père a dit.: «.Ève parlait avec le serpent quand ce balourd d’Adam est arrivé et a mangé la pomme..»

Reptiles repoussants, vénéneux et cruels, les hommes ont de grandes lacunes, de grandes faiblesses devant le pouvoir.: sauver sa peau, renoncer à l’amour des autres, renier la paix…

Que je me repose !


⤷ ..Marie-Hélène


⬇



Un grand malheur est arrivé. Le vieux magicien a perdu son chapeau. Un superbe haut-de-forme noir et luisant. Il est toute sa vie. Où sont passés lapins, colombes et tourterelles.? Une idée fulgurante liftée sous ses paupières ridées.: le Soviet suprême y est certainement pour quelque chose. Accablé, les mains dans les poches, il quitte sa maison. Il avance à travers bois. Il neige. Ses pas déterminés crissent sur les pierres du chemin qui mène à la caserne des voleurs. Au bout de sa route, il arrive devant un long couloir hérissé de potences. À chaque nœud coulant s’agglutinent des idées, des voix, des couleurs, des sons pittoresques… Va-t-il retrouver là, pendu, son beau chapeau.? Il sait qu’il n’est plus rien sans lui. Où l’ont-ils mis.? Qu’en ont-ils fait.? Où sont passés ses amis.? Soudain des soldats s’avancent vers le vieil homme. «.Tu as cru nous faire changer, vieux fou, avec tes tours. Il est temps de régler l’addition.!.»

Plusieurs balles sifflent et s’éparpillent.

Le magicien se réveille soudain. Il regarde autour de lui, hébété. Puis soulagé. Au pied de son lit, lapins et oiseaux jouent au tarot, au milieu du chapeau.


_______________________________ ____ __ PV..⤶



⬇


Dans l’eau de mer où naît la vie, je ramasse des fruits.
Plus besoin de rêver, tout est là.

⤷ ..Christiane Martinez ..⤶

⬇


De cet instrument, j’essaie de passer à l’action. Sans magie, avoir une logique positive, être réaliste. Je ne serai jamais l’installateur, je ne prendrai jamais la place de personne. À chacun son royaume, c’est être personnel. Où es-tu la mort.? De ma dissonance, de la rencontre peu harmonieuse, je voudrais prendre le pouvoir avec une baguette magique. De là, je jouerais avec les mots et les syllabes, je me rendrais heureuse.

Le temps d’une rêverie être femme, sirène glisser avec l’eau, m’amuser, faire des «.sous l’eau.», éclabousser, respirer, se laisser emporter. J’exercerais le rapport avec les hommes, de ce mélange de poudre blanche avec de l’eau. Je le travaillerais avec mes mains, j’obtiendrais ce plâtre que je rendrais tendresse, douceur, délicatesse. Le travailler entre mes mains pour installer un cirque de rire et des fous rires.

Oh l’amour.! C’est quoi l’amour.? Quel grand mot.! Il est indéfini. Heureux, malheureux.

J’aime le vide, m’envoler dans une bulle. Rester dedans, faire des bêtises. Regarder le monde, m’envoler… Puis viendra ce pin’s.: un petit lutin prendra la punaise pour me sortir de ma bulle et je me retrouverai dans le monde des adultes.

Ce ne sera plus le vide.

Finie, mon escapade.


⤷ ..Malika Saad


⬇



Je t’ai dans la peau de reptile

Poursuivant mon rêve

Posant mon pavage

Comblant à coups de décimètres

Les lacunes d’amour,

faiblesse oubliée des Terriens.


_______________________ Marie-Hélène ..⤶


⬇


La vie se tricote admirablement. Les fils «.maillés.» qui moulent le buste dominent la ceinture entourant les ponts et limitant les bordages en bois au sommet sous-marin recouvert de peu d’eau. Dangereux pour la navigation d’amour. Une période suit l’accouchement comme une petite mèche qui frise près du visage et l’on s’attache toujours à notre dame la Sainte Vierge.

⤷ ..Nafissa Aouabdia



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↪ Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 20 avril 2010, avec le concours de Cultures du Cœur. ↩
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mercredi 26 mai 2010

l’avis là mord

.

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L ….A ……....… V ….I ….E

↪
…
Chemin de labeur,
Souffrir, espérant le ciel,
Morts, nous chanterons ! …↩
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La vie poursuit une pépite en danger.
Chaque jour est une lutte, supporter des monstres,
Traquer l’appétit du dragon,
Faire payer des biens éphémères,
Disparaître au soleil dans l’explosion des guerres !
Le bien le plus précieux, « exister », est
Une tension mouvementée, rongée par les rats qui sèment la terreur.
Après l’éruption des rêves espérés,
Au tournant du XXIe siècle,
La voix sacrée de la rédemption reconnaît son origine
Quand l’art rencontre la mémoire.

Marie-Hélène



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Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 25 mai 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.
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