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samedi 6 août 2011

univers de contact

. pour Anaïs . . .


Comme tu m’observais à travers tes paupières j’ai senti ton cœur battre à l’unisson du mien et les larmes discrètes qui perlèrent de tes visions commandèrent au ciel d’adoucir la bêtise humaine. Le miracle se produisit lorsque tu ouvris les yeux sur moi qui te contemplais depuis toujours.: l’esquisse de ton sourire, non pas de politesse mais de la plus ténue et en même temps la plus intense bonté, m’embrassa sur-le-champ pour me rendre entièrement à l’immensité de l’univers. Ce fut là notre première véritable rencontre et cet instant est mon refuge et cet instant est l’atome de mon éternité en toi telle une étreinte qui nous attendait patiemment du jour au lendemain une nuit ensoleillée par ta présence. Cette matière brute fut merveilleuse parce que cette même matière dont tu es constituée s’y reconnut. Parce qu’il ne s’agit pas de matière mais d’une vibration, une certaine fréquence, un croisement d’ondes qui dessinent l’illusion de la matière. La matière est là, la matière n’est plus, mais la fréquence persiste. Elle règne. Et cette douceur que tu devinas, tu me la confirmas. Plus qu’un espoir, une certitude. Cette grâce que tu m’accordas est un état brut de la matière dont sont faits nos cœurs.; la même, comme l’a écrit Reverdy, que celle du soleil. Dont nous sommes issue de douceur, comme on dit sortie de secours.


  
. . . .P . . H . . O . . T . . O .  .  . . . : .  .  . . . V . . I . . N . . C . . E . . N . . T .  .  . . . L . . E .  .  . . . J . . A . . R . . D . . I . . N . . I . . E . .R. . . .

Là ni le soleil ne brille, ni la lune, ni les étoiles, ni ces éclairs flamboyants, ni ce feu.; ce monde tout entier ne brille que par sa seule lumière. __. . . Upanishads .
 


lundi 1 août 2011

la porte horizontale


au seuil de la morte ils
sur le point de mais non
revinrent sur leurs pas
elle lavait la langue dans sa tombe
par crainte de lui adresser la parole
bénédiction de coccinelle
il n’en l’aima que davantage
à son épaule un papillon


. . . .P . . H . . O . . T . . O .  .  . . . : .  .  . . . V . . I . . N . . C . . E . . N . . T .  .  . . . L . . E .  .  . . . J . . A . . R . . D . . I . . N . . I . . E . .R. . . .



Vendredi j’ai enfin pu me rendre sur la tombe de Sophie Béra. Elle repose à l’emplacement 1922 du cimetière du Grand Saint Jean, route du Seuil, à Puyricard. Une tombe modeste, dénuée de pierre, ornée de quelques fleurs. La rencontre fut belle, l’échange direct et sincère, sans fioritures, de simples retrouvailles. Je n’étais pas seul. Je lui ai lu ce texte, et la muse tout près m’écoutait en silence. Religieusement.



Choisis une pierre, n’importe laquelle, choisis une pierre et observe-la. Prends conscience de la pierre. Écoute-la. Sois à l’écoute, sois tout à elle, oublie-toi en elle. La pierre te parle. Elle te parle d’elle mais aussi de toi. Elle te comprend. Tu es comprise par la pierre et dans la pierre. La pierre est une prière adressée à toi. Cette prière te touche. Comme tu touches la pierre. En touchant la pierre, tu te touches. Tu touches du doigt cette vérité ancrée en toi.: tu es la pierre au creux de ta bouche. Et tu salives. Et ta salive dissout la pierre pour libérer la prière que tu portes en toi.

mardi 26 juillet 2011

la volonté du paysage idéal



Esclaves, 
ne maudissons pas la vie.


. .A r t h u r . R i m b a u d , . M a t i n .. .
. 

. . . .P . . H . . O . . T . . O .  .  . . . : .  .  . . . V . . I . . N . . C . . E . . N . . T .  .  . . . L . . E .  .  . . . J . . A . . R . . D . . I . . N . . I . . E . .R. . . .



Décidément le rêve des plus belles femmes se poursuit à chaque stupeur et soulève la coupe obscure de la morale. Les plaies du monde englouti par l’innocence et sa curiosité rabrouent les catégories dévorantes et les bourrades mesquines. L’ultime récompense fantasme de petites stations surnaturelles avec des larmes de patience endormie. C’est là le feu de vos profondes particules poétiques.: parcelles de terre aux yeux de nuit.

jeudi 21 juillet 2011

instant de gentillesse alimenté de variations célestes

Un  jour,

découvrant mon télégramme, celui dont souffre le maître des hommes, l’œuvre des tropiques se leva. Les hommes avaient prononcé l’insuffisance comme un prélude apaisant. Ils sont plongés dans la pénombre de la pièce éternelle afin d’esquisser la mort des autres hommes. Mais ensuite une pensée de poussière inespérée dénuée d’ouvrage s’impose à tous les affreux.

Ma mère ne blesse point les regards intérieurs de son éclat. Une beauté cachée ne vous fait plus peur, précieuse dans son sein. Cette révélation bouleversa un chagrin de lumière. L’écriture devient, dans la mesure où les lois s’enlisent, portée disparue sans craquelures. Comme la mer en ces temps-là, désignant cette mélodie désespérément verte, je découvre une époque de véritable pureté, une espèce de pousse en cendres. Voilà pourquoi c’est ainsi que la musique tombe.

..Chris, Framboise, Jean, Soyoko et Vincent le Jardinier..
  

jeudi 14 juillet 2011

Céyx stase


. . . .C O M P O S I T I O N . .E T . .P H O T O . .: . .V I N C E N T . .L E . .J A R D I N I E R. . . .

les jours alcyoniens tissent une paix éclaboussée de lumière
que les âmes ignées diffusent au service de la nature vernaculaire
et sa récolte de cailloux blancs aux oreilles des enfants
couvés à la volée silencieuse des fous de Bassan