dimanche 2 mai 2010

de tout repos

.

Le vieux Kiga avait dit à Eguchi que des gens comme lui
ne se sentaient revivre qu’en ces moments où ils se trouvaient
aux côtés d’une femme que l’on avait endormie.

Yasunari Kawabata, Les Belles Endormies.



Je cherche ma fève en tes mots

Belles mandorles pour si peu de piété

Non je ne fais pas l’aumône

Devant le printemps de Botticelli

Je n’ai qu’à tendre la main

Et le jasmin en son étoile m’épouse

Comme j’ai plié ma couronne

Je peux laisser décanter mon amour

Sous les grands préaux de mai

Où j’ai appris tout mon cœur

Où je l’ai tout lu devant toi

Attendre le fourmillement du fruit

Mais si reverdir est dans son ADN

Comme l’Éden est dans notre âme

Comme éphélides au soleil

Ou cerises aux oreilles d’enfant

Il te faudra brûler et mon sang

Et mon fruit au pied de ce poème

Abattre la langue louve

Et nos mythologies


Emmanuelle Masini

4 commentaires:

lakhsmita indira a dit…

:))
you put a smile on my face.
can i go to the party with my lover?

la Planète des Signes a dit…

at your own risk!

(:)

Souffledame a dit…

De toute ardeur
à ce tout repos
Langue à l'oeuvre.

la Planète des Signes a dit…

cool l'œuvre

au présent