lundi 15 novembre 2021

l’alphabet du ciel


« Lorsque l’ange fait signe
Nous savons que ce qui est né de nous
    ne cessera plus d’advenir
En avant de nous, à notre insu
    soudain nous dépasse, nous sauve » 

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  FRANÇOIS CHENG
Le Livre du vide médian” (À l’orient de tout)
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La Flor

 toujours à la traîne 
 de l’alphabet du ciel 
 je confine aux transports 
 des étrennes 
 et touche du doigt
 la voûte qui m’envoûte
 qui m’envoie ravi
 qui m’élit de peu
 qui me survit



le langage des anges est tout entier contenu dans le corps d
une simple mésange et son message se lit à la volée 

il fait coïncider le banal avec l’étrange et ne se déchiffre qu’à la nuit tombée fenêtres grandes ouvertes mais yeux fermés
 

dimanche 14 novembre 2021

théâtre d’ombre

Les fleurs remontent vers les étoiles parce que les étoiles leur donnent à boire. On voit les étoiles dans les puits, mais au contraire les étoiles sont des puits et la pluie et la rosée tombent de là.

La Flor   

  Luc Dietrich, Le Bonheur des tristes.



   


l’ombre décousue de mon 



 à

double 

s’opèrent des tours de passe-passe qui obèrent le continuum d’un temps peu à peu piqueté 

de trous 

jusqu’à ne faire plus 

qu’un

      avec l’espace


samedi 13 novembre 2021

dérive des rives


 
sur le rebord du monde 
l’espoir se penche  
et tombe 

La Flor


     à vol d’oiseau les ombres se posent
       de l’autre côté de la mer

         le ciel s’époumone à rendre l’âme



       nos visions se meuvent 
       au beau milieu des clairières de la jeunesse
       où les rumeurs fleurissent en confidences
       pour envisager des étoiles mélomanes
       avançant masquées
       au cœur des consciences virtuelles
       cernées par la mer







 et plus la nuit
              devient noire
         plus les étoiles
                    sont belles
 jusqu’à ce que la mer
                          s’ouvre

vendredi 12 novembre 2021

état des lieux




traversé
par le reflet du ciel dans la minceur d’une existence
à peine vue tout juste sue et toujours tue le réel se déplie sous l’écorce
du jour



La Flor



criblé d’oiseaux face au prisme d’une Sainte-Victoire
j’endure le torrent de chaque instant qui se déverse à tous les temps
j’entrevois la trajectoire des futurs talonnant leurs souvenirs

le mur à venir avance par derrière
poussant dans l’inconnu des blocs de passés inaboutis

en moi se mirent les ébats et les élans brisés
tessons de lumière abasourdis
ils reprennent vie sous l’action de mon souffle


 



l’
ADN
du ciel


vient tordre
le réel

jeudi 11 novembre 2021

société écran



On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.

Georges Bernanos,
La France contre les robots.


La Flor                                                    



 E

E

..............t maintenant, il faudrait dire quoi.? À toute parole déchue, déçue, démise et révolue, à toute inquiétude ou lassitude, à chaque résignation.? Que reste-t-il à dire.? A-t-on dit tout le reste.? En reste-t-il encore.? Qu’a-t-on à nous apprendre.? De quoi faudra-t-il encore nous convaincre.? Pour nous contraindre à quoi.? À quelle extrémité.?


 ☟

                                                                                                                                             



 soit un soin 
un signe de vie                     
            le soi de l’un 
à l’orée des voies 



    la lune remise à jour

                              l’allant élu 

     seul un du nul éludé 

                   linceul de la pensée binaire
                 
     l’enfance de l’art salutaire


     la vie de tous les jours mise à nu 

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