jeudi 20 octobre 2011

autorité parentale

..P O U R..  ☛ .Anne.
.Carpena.
animale cérébrale
la main d’un trait déliée
se tend atout dévêt au cœur
du tumulte oasis écarte
folie nomade bivouaque
entre deux filles l’attente prend fin 

.photo. Mona Thomas
nouvelle élue
premier amour élucide
métacarpe le jour fruit de l’anneau
phalange trompette
marchande responsable
andalouve peau de bête
insomnie du tout au tout
flambante l’ouvre
halos de feu se frottent
d’un passé commun 
à l’ensemble présenté
s’ajustent pièces
s’accolent flamenca
et perpétuent le sourire de Mona Lisa

théorique ou météorique ?


.je dirige chaque jour de plus près de formidables ébullitions.
.internes et il ferait beau voir qu’une médecine quelconque.
.vienne me reprocher de me fatiguer.


A n t o n i n _ A r t a u d , _ V a n _ G o g h _ l e _ s  u i c i d é _ d e _ l a _ s o c i é t é .

Voilà ce que la santé prie pour vivre. Nous en sommes comme chantés, de même que les hauteurs se réduisent à des symboles alors que l’intime aperçu se trouve tout près de notre moi barbare.

Il a suffit d’une conversion, du courage d’un idéal qui a élevé un minuscule dessein et, en y apportant un soin, un sourire rare, une chanson qui traverse l’inaccessible, l’a conduit jusqu’à l’autre rythme de la conscience. 

Il en a été de même avec la beauté et bien d’autres félicités. La musique ne porte pas l’expérience, elle forme une voie qui s’annonce déjà.


  photomontage   ςαηdrα Lҽҽ αƙαWakingDreamart   









































Cependant, ayant orienté cette puissance, nous risquons un météore plus intuitif. Point n’est besoin de connaître les subterfuges injoués. Lorsque nous en épelons les motifs, nous en évoquons de plus médiocres encore. Nous éloignons lentement les tempêtes esthétiques jusqu’à ce que nous montrions qu’il n’y a pas de réelle théorie, et que nous n’y tenons pas.



l’être

à             ēļiςε
 
à tes pieds les étoiles ouvrent le champ 
steppe à tes pas 
bâille le chant bée

et les veinules de l’ample lampe lune 
d’où palpite une plénitude 
se dessinent au cœur du serment

ta mine diffuse radieuse
l’assurance profonde 
de qui réchappe à l’escarpé 
d’une carrière accidentée

phare t’est témoin du choc paré 
albâtre au soin ego est lent

ta pierre vibre au centre de l’espace affine

lui vole le temps qu’il t’aura fallu 
pour oindre tes épaules d’étoiles en étole 
et faire le deuil des amours disparues 
dans une foule de foulards


p н ๏ т ๏ §   ►   M o n a   T h o m a s

c’est
la constellation 
de toutes 
tes histoires 
offertes 
sur un plateau 
à tes saints 
yeux de lumière 
sur le qui-vive

jeudi 6 octobre 2011

écrin de rire

.Je vois la vie.
comme une collaboration fortuite 
due au fait de se trouver 
en même temps au bon endroit.

.Brion Gysin, Films..

sous l’estampille des étoiles
j’ai vu son cœur c’est une sœur
lue heure scintille
impulsée par mon univers



  

au balcon perché
fête entête
la lumière diffuse
l’immensité embrase
l’animal duquel se cache 
derrière la porte ouverte
un brin d’étoile expire
tout contre se serre
s’insère dans les pages
sur le balcon perché
plein axe
goûter les lèvres tympans vibrants
immédiateté du vide en plein éclat
 


 

en sa fourrure percée à jour
retourne et découvre
l’ourse
redonne un sens à la mer
où pleut des sirènes
émergentes des cryptes
stigmates en promontoire
d’une fiction abyssale


 
coquilles dans le sillage 
d’épaves interdites
une plume fend 
silencieusement les eaux


☛Anne Carpena & Jean Bernard Thomas ..photos ► Mona Thomas

cadre de vie

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ⓟн๏т๏§ ► ēļiςε

j’ai connu la vie comprise par le cadre
décadré la vue connue quand la vie déconnait

j’ai compris le connu l’inconnu y compris

j’ai vécu la visée devisant sur la vie
et la risée des cadres aux vues étriquées


je me rencontre dans l’inconçu
j’y goûte l’espace et le partage des signes
à parts égales chacune un univers et davantage


le flux des chevaux flous est tissé de mon mieux
vers je ne sais quel moteur

la main s’évapora en semaines
et le bonheur m’est resté fidèle  

la voix secrète

estampe Anne Carpena
.
.
l’instant volé 
du visage
d’une femme 
révèle
quelque chose 
à propos du Temps 
lui-même

Chris Marker, 
Quelle heure 
est-elle.? 
.
visage de la parole
sœur ma vision
dans le miroir de l’âme
les cheveux des statues éblouissent le langage
mais les paroles se donnent un virage pour vertige
pendule voix promise
secrète secrète
baume de l’appel
rythme du jour à l’heure
formule à l’heure du jour
au cœur de l’heure
à jour à temps 
ne clame pas de discours
ne se confronte pas aux digressions
elle ouvre la cause anonyme
à venir à nourrir
secrète se
crèe se formule à jour
et son visage se réserve
le dernier mot fait des copeaux
le souffle de la fleur estime un corps convexe
unité du rapport insolite
d’un réel avenir d’un réel à nourrir
à comprendre à ses yeux conquête
baume de l’appel
les jours rythment nos heures séjours

vertige

Voir.c’est recevoir, refléter.

.c’est donner à voir.

.Paul Éluard.
↪ Avenir de la poésie..

.
funambule des extases
tu jongles
par-dessus les nuages
hors champ
cadré plein ciel
 mâture de ta nature
aux volets défoncés
à force de volonté
domines les élans
d’un vert proliférant

.
et paisible t’épouse effacée 
la façade 
déplacée la rencontre
plongée dans le bain
sous l’écume songeuse
ⓟн๏т๏§ ► Mona Thomas.