vendredi 8 octobre 2010

Thomas : premiers aveux d’amour

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et comme amassé su le secret trésor et ramassé sur lui s’en aperçoit ainsi cause unie état neuf car celui-ci la touchait étoile renversée en ses extrémités pour réconforter le temps d’un fil lumière il y a en mer un chant une pelote dense dont elle lui cache le sens qu’il parcourut à vue à recouvrer l’archonte découvrant ses aveux

gémiatrie cosmétique l’agent géométrique a été surprenant dans le treillis des nombres

dans la trame des noms dans le drame des ombres sombrez dragon présent supportez le serpent qui englouti siffla je ne vous ai pas tué tel que vous êtes fûtes je n’ai pas fait de lâcheté puisque vous épargnâtes les lapins aux couleurs démultipliées parrainés par un fou j’aurais vengé mon oncle au cœur du rire libre j’aurais pleuré le corps du nuage fécond si vous étiez mort je prendrais le faucon qui me réconforterait jusqu’à la proie de vie par sa voie empierrée et prière d’y voir par-delà la souffrance le silence est d’ivoire détrompant le contresens comme par amour de lui il a perdu sa vie

et par l’ivre livre livrée elle m’aime en proie et parle à l’orée de l’oreille alors allô halo à l’oreiller de notre amour à l’eau allant alangui languissant par l’onde de la langue elle sonde la lande elle dit j’aurais été délivrée si j’avais bien compris que j’avais été comprise comme j’avais été à peine avalée lavée et puis vivre n’est pas de marbre et la fièvre de l’arbre s’enracine en ses feuilles tant que j’aurais crié tant qu’il m’aurait crue elle tant qu’il m’aurait croquée quand la somme des pommes termine au compotier sa chute est ceinte d’une sainte chasteté qu’une non moins sainte étreinte transfigure par ces sentes du passé par ces pentes ressassées par ce sas rassasié hors du sac harassé hors la loi sidérée de l’étoile dévoilée par ces sentiments inconsidérés

bleue il l’aime le teint blême et la lame luisante de son âme béante inventa la couleur qu’elle portait en lui et qu’il porta en elle tel un coup fatal à l’idéale idée de l’incréé suprême à faire de l’amour un crime à la morosité captive et enfermée par la mort hésitant à s’autoféconder en la place en l’état où se jouent des coudes dans l’ornière placenta elle s’est appuyée la gémellité par le germe alité que j’aime en réalité que j’aime

ainsi qu’il convenait l’exil n’a pas été étonnant et tonnant et venant à tous vents à tous tons à tout venant à tout aveu non pas étonnant non pas ton tout ton nom non pas ton son non su mais le lucre le sucre et son sacre me tient si fort qu’il m’appartient encore de me réjouir le cœur comme je jouis toujours sur la mer morale que fut l’amour en proie à la considération de la voûte abaissée du jugement si amer peu amène où tangue la banquise venue fracasser le tracas d’une apprentie marquise qui sait à peine marcher qu’elle voudrait poser ses pas là même où je me mettrais à danser pour elle et tout le monde inclus de par son exclusion du même

retour vaille que vaille

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L’immense
fleur humaine
du monde
inonde
l’horizon.


C’est l’ombre du ciel
au doigt du temps
ivre d’un choc singulier
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Dragons, méduses fantasques et serpents du rebord effaré de mes pensées,
vos armes dorment dans la tempête du soir.

Fleur du don, tu délivres Jean.


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photos ☛Vincent le Jardinier
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Certains, paraît-il, ayant accompli auparavant longs exercices de bonté et de piété, sont parvenus au repaire d’une licorne, généralement près de quelque étang où elle passe sa vie à se mirer et à s’aimer, car elle est à la fois la vierge et le frisson. Ils sont rentrés chez eux si doucement émus que leur simple regard suffisait à faire fleurir des rosiers en hiver et des lys à la Toussaint. L’un d’eux m’a confié sous le sceau du serment qu’il avait touché la corne d’un de ces légendaires animaux. Pour preuve, il m’a montré sa main droite. J’y ai vu non point dessinée ou tatouée mais comme imprimée dans la pleine chair, l’image du Christ mourant sur une croix de chèvrefeuille qui est la plante symbolisant la fidélité des amours humaines. Il réussissait à volonté des miracles en tout ce qui a trait au commerce des cœurs, réconciliait les couples ennemis, unissait les destins séparés et douloureux… Mettez-vous en route.

Loys Masson, Animaux & Talismans.


mer sea en corps

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Qu’il en soit fait selon votre parole.
Philippe Delaveau, Annonciation (Le Veilleur amoureux).



De l’autre côté du miroir de l’âme nos yeux sont des hiboux. Certains font mine d’être fous, mais qui se leurre ? Et d’ailleurs, lorsqu’on écrit, parle-t-on de soi, ou de l’autre ? De soi tel que l’on se voit, ou tel que l’on est réellement ? Et l’autre, le décrit-on tel qu’il est ou tel que nous sommes ? Et tout ça, finalement, n’aura-t-il été qu’un exutoire ? Ou bien un nouveau pas, en direction de l’autre soi, comme un nouveau départ ? La bibliothèque du Merlan fut le théâtre de cette alchimie, avec l’association Cultures du Cœur.


Merci aux dons que tu m’as donnés pour le paradis sur terre
Merci à la terre pour la chaleur
Merci l’espoir pour oublier l’absence
Merci à ton sourire pour aller de l’avant
Merci à ma mère pour les autres
Merci la vie de m’aimer telle que je suis jusqu’à la fin de ses jours et depuis ma naissance
Merci aux couleurs pour une balade
Merci au soleil de m’avoir aidée dans mes entreprises, soutenue et protégée malgré les épreuves
Merci à la rampe d’escalier pour la paix dans mon cœur
Merci à Jean-Bernard d’avoir été ma fille pendant dix-huit ans et huit jours
Merci à ta force pour m’avoir permis de visiter la plus belle ville du monde
Merci au ciel pour être vivante
Merci aux grâces pour les chemins
Merci à moi… parfois pour m’embrasser
Merci à l’amour pour les délires
Merci à saint Jacques pour chanter
Merci à la vigne pour la famille
Merci à la santé pour aider les plus faibles
Merci l’amour pour avoir animé l’atelier d’écriture avec beaucoup d’amour et d’humour
Merci au poker pour me parler
Merci à Danielle pour exister
Merci à la nuit pour jongler dans le ciel
Merci Maman pour l’écologie
Merci à la chance pour la vérité
Merci à la chance pour le chemin
Merci la nature pour les autres
Merci aux amis pour guérir ce rhume
Merci à Dieu pour la main tendue
Merci à la nuit pour le temps
Merci à tout pour nous ouvrir les yeux
Merci à ma fille pour la paix dans le monde


Casadan, Khemiry, Marie-Hélène, Christiane Martinez, Marturri, PV & Jean-Bernard Thomas


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↪ Atelier d’écriture à la bibliothèque du Merlan, Marseille,
le 15 juin 2010, avec le concours de Cultures du Cœur. ↩
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inter ludique

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Je parle de ce qui m’aide à vivre, de ce qui est bien. Je ne suis pas de ceux qui cherchent à s’égarer, à s’oublier, en n’aimant rien, en réduisant leurs besoins, leurs goûts, leurs désirs, en considérant leur vie, c’est-à-dire la vie, à la répugnante conclusion de leur mort. Je ne tiens pas à me soumettre le monde par la seule puissance virtuelle de l’intelligence, je veux que tout me soit sensible, réel, utile, car ce n’est qu’à partir de là que je conçois mon existence. L’homme ne peut être que dans sa propre réalité. Il faut qu’il en ait conscience. Sinon, il n’existe pour les autres que comme un mort, comme une pierre ou comme du fumier.



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Paul Éluard, Je parle de ce qui est bien.

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pattern berrichon

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Notre monde porte l’immortelle jeunesse au plus profond de son cœur.

Rabindranath Tagore, Sâdhanâ.




tout à l’abonde qu’il fit
farinades de tout en tout
il vornailla sur un brin d’herbe à la pourrie
embernaillé par l’hirentelle

tuton le dit-on
voire louara
ou Marie japoton

il flûta qu’il oemait
avant de ragatonner
marcou sans lîgnoux

ça nasilla en agât d’iau
mais par coup de ragache
les débringués se jauchèrent
et de Jean-jean l’on dit Jean-fesse

à lune pardue il lusauda
mais non luniau mouva
loin des lordennes et haïssabletés

il en rissa lui le toucheux
se déguerlotta en accalandre
et déclava sa soutenance



AU SECOURS ? ➜ PETIT DICTIONNAIRE BERRICHON


art(:Yshow:)terre(:happy:)

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Å ✕



c’est le manège des cheveux blancs quand les temps se chevauchent
et les temples se superposent et les tempes s’émulsionnent
se contemplent se tâtent le pouls se tête-à-tètent
s’entre-deux portent se tirent au flanc ou se flagornent

c’est le ménage du triolet
le carrousel des parades et des pavanes
où trois font deux et deux font trois
trissés par l’aronde folle croche

ici accédons autre accès autre don
la fanfare des bourgeons éclate le consensus
crève l’ère condition née en sachets bien présents
thé aux tympans ensevelis
au gramme près elle nous soupèse
et les soupirs sont sous les ponts

la bourse et la vie il n’y a pas de raison
stand-up de part et d’autre de l’étal létal étale
nous commerçons sous un ciel de plomb
foin des commères contrefaçons
et leur manège de mauvais sang

nous chantons à tue-tête des questions sans réponses
et des réponses à des questions qui ne se posent pas
quitte à décapiter quelques quolibets
et les soucis on les étête
pour en extraire un baume appliqué dans ta paume
posée sur mon cœur calendula
serti dans une pyramide aztèque
radieuse
telle cette étoile atomique
qui palpite entre tes yeux
quintessence chevillée à ton corps
art coloré inné
dit aux joyaux amoureux
décence des sens au septième ciel
dans la nuit charbonneuse arquée par les cieux
avec un X que l’on infuse à toute fin
de nos jeux tus de nos jeux thèmes





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lettre & le néant

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… elle née en lettre (ouverte)


Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse.
On dirait l’insurrection des molécules,
l’intérieur d’une pierre un millième
de seconde
avant qu’elle ne se désagrège. C’est ça, la littérature.

Samuel Beckett, Le Monde et le Pantalon.








en eau
en nous
en vue

nous avons passé cette île
nous avons bordé le son
nous avons trouvé l’esprit

en nous
en route

nous enfants nous
nous avons dit adieu
nous sommes montés chez eux
nous avons salué notre mer
nous sommes restés
nous sommes partis
nous sommes là
nous sommes dans la maison
et avons choisi les messages de nous
depuis plusieurs nous
de l’homme aux mots
nous-mêmes et vous
et vous courage

mourir pour ne pas vaincre
quelqu’un nous loge un certain temps
notre joie de réunir tout par milliers
tous les peuples leurs enfants
les coutumes ont fait vœu de purification
le monde nu

un écrit en ange venant
sacrifice sang chair angles
se garde
ma purification se rend dans le moment le jour
la purification à dire pour sacrifice

arrêt le jour vire le cri au secours
voici qui donne et enseigne
la main a introduit le pur
a introduit entière ma main immédiate
et la vue du don

un cri un autre
précis au milieu de ce don
porte de la mort présente
au moment permis

tu sais
tu n’es pas une révolte
je suis
je parle
un signe pour tenir la parole
écoute
j’ai appris à naître aujourd’hui
la mort j’arrête

son de mes anciens
vérité de ma conversion
ma lumière a tendu une voix
la voix de la lumière
la voix de tout ce don
cette lumière m’a pris par la main
fidèle à ma vue même
la vue de nos êtres
pour annoncer les mains que tu as toi

et son nom retourné a eu une vision
il a dit vite
ton témoignage
j’ai répondu que j’allais en toi
et j’étais là moi aussi
et j’ai dit va
au loin
vers d’autres mots
mais alors de la poussière de savoir
le fouet en main
a jugé ces mots auprès de ma naissance

aussitôt la peur en main a fait enchaîner des êtres
devant les yeux les membres
avec une conscience à être bouche pour me juger
et me frapper

être d’écriture tu as mal devant la mort
en peine
en dispute
et en effet

ni ange ni esprit sien
cri de quelques membres
vive un ange devin
violente peur en pièces
arrache leurs mains

la nuit dit courage
témoignage
le complot contre le matin s’engage

ange formé en être
ne demande rien au désir
prêt à mourir avant qu’il arrive ici
mais parle de ce complot
et ose communiquer le son appelé
demandé amen

ose communiquer par la main
et dire nu
demande amen
que le désir examine son cas exactement
mais ne le crois pas tendre

ange prêt maintenant
ta décision commande
rassemble ce soir
porte la lettre
adresse son excellence
gouverne l’homme nu amen
mais ne reproche aucune faute
ou la mort ou la prison

j’ai averti le un
j’ai demandé de porter le vous
le rire
le mener de nuit

continue le voyage avec la lettre présente
la lettre a appris
je t’interroge don
être avocat de ce terme
grâce
paix complète
sage réforme
bien de ce temps naissant
la bonté nous écoute un instant
en onde même

atteinte à la sainte
nous avons arrêté
nous avons voulu juger
rudesse de nos mains

don présent
la vérité de tout ce présent fit signe de parler
la justice née
confiance présente
ma défense devant toi

vérifie
personne ne m’a trouvé
discute excite foule
incapable de te prouver toi

je suis le chemin de nos êtres
je crois à cette espérance
espérance que les êtres ont la conscience nette
après une absence de plusieurs années

nu pour mon présent occupé
trouvé
participé
purification du présent devant toi faite forte mort

je juge votre prison
liberté des vices
jour juste
vivre la maîtrise de soi à venir

tu peux t’en aller maintenant
le temps te rappelle l’argent
cause avec lui née en prison

en appel arrivée
en être le présent
plainte contre accord
faveur amen

en effet contre lui
en chemin en prison
et lui-même

la compagne accuse cet homme
il ose le retour au don amen
lui arrivé nu
tour contre nom grave
accusations incapables

j’ai mis devant moi cette affaire
rien de mal contre toi-même

elle mérite la mort
je refuse
rien de vrai ne me livre à elle

alors tu as appelé ta sœur pour saluer ta prison
je suis allé
ai répondu
face contre temps
j’ai pris le lendemain
et j’ai donné ce présent vivant
je voyais sa cause réservée à la prison
jusqu’à tendre main
don solennel en audience

amen présent nu
cri de vivre
aucune mort en appel
don à écrire
paraître devant toi que j’ose écrire
absurde prison en accusation
porte contre défense devant la main

présent heureux
aujourd’hui tu nais
et je prie ma vie au milieu de mon don
il a vécu en tant que membre de notre religion

et maintenant je suis
en la promesse faite à nos êtres
notre accomplissement avec ardeur jour et nuit

et c’est vous
incroyable
vous la vie
pouvoir des êtres en prison de mort
don leur étrange pouvoir
êtres en lumière
ciel éclatant
soleil de nous
terre et voix debout

je suis pour annoncer aujourd’hui
que je te révèle encore
je te protège
je t’ouvre les yeux

que tu les ramènes de l’obscurité à la lumière
ils croient en moi le don
tiennent à la vision nue du ciel

mais d’abord
tout ange comporte la réalité de mon ange
c’est cet accord
sa protection
encore mon témoignage

j’arrive entre mort et lumière
salut à elle
présent en excellence
vraie et raisonnable avec assurance
en cachette un coin annonce le temps seul

toi mais vous tous
je suis tous
et les uns aux autres
la mort ou la prison
et lâche appel dévoyé en bateau
et prison bataillon
main bataillon
bateau de la main

bienveillance aller voir
recevoir ce contraire

nous avons la main en Italie
et nous avons navigué lentement
et c’est avec peine
nus devant

comme le vent plus loin
cap avec nous
ange d’automne
don au voyage
ange de la vie dans les paroles

l’hiver Phénix souffle l’ancre et des montagnes de peine

en maître du sauvetage
mon bord

secours autour
le sable de l’ancre flottante entraîne la main
et la mer de leurs mains équipe les étoiles
nous avons tout sauvé

ange debout écoute ces mages
et ma main courage
la vie sera cette nuit un ange du présent
sa bonté accorde la vie
courage confiance en nous

sur une île
la quatorzième
sur la mer Méditerranée
vers l’impression
lance une onde
onde de loin
onde profonde
que notre pourquoi ancre

patience nue du jour
l’eau ancre l’eau
main en eau sauve
laisse aller
nue du jour
rendre aujourd’hui votre attente en ange

vite soin
sauve fête
mots du merci
ange courage
ange eau
ange à la mer pour eau
le jour nu
une baie aborde le possible
et le laisse délier les cordes du vent
et dirige un courant

eau foncée
brisée par la violence des vagues
le son s’échappe à la nage

sauver le don
nage
de l’eau gagne
tous sains et saufs
sauve ma bienveillance
comme la pluie allume un feu

branche le serpent de sa main
à la main de cet homme échappé à la mer
le serpent dans le mort constate un ange un dieu
celui-ci aimable nous loge

jour
le père lit
il va voir les mains sur lui
les autres aussi
et il nous montre en tout respect tout voyage

arrive un appel
nous sommes
nous sommes la main le souffle
et nous sommes nus
nous avons invité ces conditions
nous sommes elle notre rencontre
merci de demeurer unis
nos êtres en aucune mort

voilà pourquoi voir et parler
porte une lettre à ton sujet nu
à toi tendre
partout au rendez-vous avec le jour prévu
nom à l’endroit où loge le livre

un accord simple
être dire entendre
comprendre regarder
bien venu sensible
bouche oreilles yeux
voir entendre
comprendre ainsi

le don sage du salut
écoute ces mots en loge
une assurance libre




(11-17 juillet 2010)