samedi 30 mai 2015

purification

.                   à tirer l’eau à soi
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on en épuise les reflets

        
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.peinture : Marina Rey                     _______________    


ouvrir les plis de la mémoire.
.moirée de lourds secrets.

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    les gardiennes sont témoins
       jalonnent la part éprise
          éprouvent l’âme promise
             jalousent toute durée
                épousent l’éternité
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. ton image est cachée à l’abri d’une ogive .

. compagnie de nuage où la pensée oisive  .

. s’adonne à tout donner se pardonne d’aimer  .
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si c’est en pure perte que je t’envisage

je me livre à la vérité de ce miroir

pour abolir la réflexion  ________________________________ 



.et plongée dans le songe
.gagnée par transparence
.la conviction se cristallise

         

goûte le sel de cette étreinte
lavée de tout soupçon         
   
.                    le poids de l’eau s’annule
         celui de l’air est soluble dans la couleur 
. pour que le coeur
. remonte à la surface
         


samedi 4 avril 2015

songes au clair de lune



si le sommeil rentre ses griffes
agrippe-toi à mon absence



une veilleuse au creux du rêve
la lune est pleine de bon sens



tendre l’oreille au souvenir
entre les rideaux du retour



la nuit imprime sa mesure
sur le contour de mes baisers



.épaule et sein poignets liés.
.d’un trait je m’abandonne.
.pour te prêter les miens.

.coïncidence de l’union.
.chevauchée de ton corps.
.rapprochant les contraires.




  • tu te résumes tout entière en un murmure
  • que je prononce à la frontière d’un profil
  • où se jouent encore nos peines et nos joies
  • l’hiver à mots couverts et l’été en éclats




.à chat perché le jour s’enroule dans la nuit.

mercredi 25 février 2015

le piano peut attendre



                
                                              
  
 






. mon corps à marée basse ouvrira le désir .
. d’une vague l’écume dépose ma robe .
. tissée de soupirs .

. au revers est cousu le nom de mon amour .
. sous la peau musicale un silence éblouit .
. le chant des caresses .

. as-tu pêché mon cœur dans tes filets d’orgueil .
. cueilli mes vêtements pour hisser la grand-voile .
. à portée de souffle .

. je suis la vigie de tes élans et ton ancre .
. le clavier de ton rire aux beaux yeux du soleil .
. ton île déserte .

. les oiseaux de la mer n’ont qu’à bien se tenir .
. sur notre partition ponctuée de promesses .
. une clef de femme .

. le piano peut attendre où se posent tes mains .
. les courbes de tes aveux à petites touches .
. m’ont exécutée .