vendredi 1 juillet 2016

nouvelle édition : un dispositif instinctif

_____________________  _   ______  _   ______  _   ______  _    

Tu chantes à tue-tête et j’écoute ce qui se tait en toi, la mélodie qui te compose, ces signes qui s’éparpillent à ta portée, semis de gouttelettes venant légèrement troubler l’aspect lisse d’une surface placide, tout en retenue, faite de pauses et de soupirs à peine audibles, une poignée de trémolos, clef sur la porte, bémols en pagaille, inflexions en mode mineur, bourdon en sourdine, fréquences perçues au gré de nos fréquentations. Si j’y prête attention, un rythme s’imprime à ta mesure et taille un costume de scène au timbre staccato de ta voix partie en syncope sous toutes tes coutures. À chaque apparition, je déchiffre une nouvelle partition silencieuse et toutes se chevauchent finalement en une harmonie inédite au voisinage du point d’orgue.




                

             ______________________________________________________________________________________________________




Cette lampe convulsive modifie le livre en fonction de la vitesse d’une cible vivante.: la conscience qui s’invente selon les événements. Sérénité vivace de la lecture maîtrisée par le corps inondé de phrases. Alphabet du chaos fondé sur une fièvre. La marche des humbles escalade les gouffres pour réconcilier l’épaisseur de la nuit avec le réel en donnant le jour au fil des rencontres. Histoire d’une écriture rituelle. Le monde confiné se confie à la retranscription d’un secret confisqué. Rêve, transformations en visite, cortège au-delà des apparences, cortex des impatiences préservées du soleil, corps textuel d’une parole cousue et prise aux mots, orchestre de membres révélés à l’encre sympathique... instruments des grands gestes qui sauvent, des réflexes qui savent, éloquence des mains tendues jusqu’au bout du monde.

_____ _________    _____________ _ __ ____________     __________  _____________ _ ________________________________________________________________________________

dimanche 26 juin 2016

soupirs de l’absolu


. qui sait vivre ? 

 il est mort   
 après quoi court-il ? 




là-bas,

une autre raison de se lever tôt 

........ pour aller où ?  la liberté consciente d’un jour de silence 

..
. à quoi pense-t-il ? 


 se répandre dans l’existence   comment le pourrait-il ?
 en imaginant 
 la dimension d’une certitude  



                                           ______________________________________
 ______________________________________________________________________________________________________ 
. c’est quoi la fin ? 





une coulée de chaleur envers les mystères de l’univers 



 c’est qui ce type ? 





 la manifestation révélée 
 de ton regard secret      _______________________


samedi 18 juin 2016

presque ailleurs

tout poème remue lerreur silencieuse 
et les hauteurs l’entendent



il éprouve 
la respiration 
du vent 
qui traverse les maladresses 
de la vie

fait bouger 
la pierre aimante couvée par les deux sexes

guide les peines perdues vers leur diminution

accentue les voyelles du temps

fouille les fondations 
des consonnes de la passion

et sattarde au passage de la comète originelle 
qui vibre au centre de nos trajectoires 
pour éclairer le voyage tramé sous lécorce 
où se dessinent les tournants 
de lavenir en fleurs


tout poème 
voit sévaporer les attitudes 
en altitude

dans chaque ombre germe 
un ange

chaque corps devient espace



et dans les plis de chaque nuit une fête jaillit

sur les eaux lisses de la lumière
animages bangyourart.com