vendredi 12 mars 2010

jouvence elle

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À l’avenir et quoi qu’il en soit, bon pied, bon œil dans cette situation qui nous préoccupe. De l’huile de coude pour rénover la coiffeuse de mademoiselle Jouvence.
Tous ces petits produits, crayons, pinceaux, poudre de riz, trouveront aisément leur place.

Mama, la gouvernante, l’aidera à tresser ses cheveux de rubans de fleurs roses, sa couleur préférée, et suspendez ensuite ces froufrous, tous ces petits riens qui l’habillent si bien, et ses peignes n’oubliez pas !

Alice, sa sœur, sa complice, ne l’entendit pas de cette oreille. Elle trouva comme à l’accoutumée qu’il valait mieux dire à mademoiselle Jouvence qu’enfin une rénovation de sa chambre était programmée : “Vous vouliez lui faire la surprise, mais vous feriez certainement mieux, oui, de partir sur un projet commun. Prenez le temps, parlez-lui en, demander même à Mama n’est pas superflu. Elle qui l’a élevée connaît son goût. Un avis de plus ne coûte rien. À la fin ce sera réussi. Pensez au sujet.”

Yolande



Atelier d’écriture de la Planète des Signes à la bibliothèque Méjanes,
Aix-en-Provence, le 12 janvier 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.


à l’égal

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On ose aimer encore, on ne veut plus mourir.
Marceline Desbordes-Valmore, Élégies



sa face de sphynx se calfeutre et dorlote

un essaim de papillons sous les paupières


les plus tenaces pensées finissent en poussière


et la lumière cogne aux tempes contemple

écarquille l'accord

éclore

et clore les vieux désaccords

recroquevillés sur une coquille vide

elle passe le pont menant jusqu'à elle

mais c'est tout le décor les acteurs

qui défilent sa vie la défie je m'y fie

allégeance à l'égal nous y voyons clair

jeudi 11 mars 2010

le poème à lèvres

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E n c o r e..… u n.…. s i g n e .

A r t h u r K e e l t , L e M e r l e .



Au parloir de la pierre

L’aplomb du signe

Équarrit la mer séquelle

Le ventre remous des sirènes

Libère le foutre nacre

Et tangue le lieu du baiser

Le poème à lèvres

L’arrière-signature du dragon pays

Quand les langues bijoux éclatés

Sexes de bouche

Ne perlent plus mot







Emmanuelle Masini


mardi 9 mars 2010

de l’amour à l’heure

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le retour se fait toujours sur soi

comme l’escargot s’encoquille

et la luciole se brûle les ailes à sa propre lueur

le capitaine barre l’horizon de son regard

il ne sait que dire “oui” il ne sait que dire “non”

________on ne lui connaît pas de “peut-être”

mais la pierre de sa bouche en dit long

à vol d’oiseau ses ardeurs sont des querelles de voisinage

des faïdas qui entament les côtes soliloques

le plus long chemin d’une adhésion

reste lové dans sa caravelle rêveuse

elle s’y emploie du bout du doigt lui ouvre les bras

———————————————————— à l’en pourlécher le cœur

elle remet la musique de l’amour à l’heure


Emmanuelle Masini (italic) & Jean-Bernard Thomas (roman)


l’heure exacte

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la caresse du vent va agaçant tes che
vœux villes arrimées à tes clefs en chevrons
née de nulle part tu me reviens en visa
j’ai vue sur l’espace étendu de thèse à lit

tes rations tes ratures l’éclat de mon os
tentation primitive vers un avenir
établi en toi pour le meilleur de nous-mêmes
qui s’accroche à son cas s’écorche aux occasions

nous savons bien pourtant que nous avons bon dos
comme nous savonnons la douce inclination
qui nous mène à bon terme le tremplin nous pro

pulse art épouse décuple le couple nous
allons à contre-vent tout au devant de toutes
nos avances fixent l’heure du rendez-vous

dimanche 7 mars 2010

dés en bulles

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I


Présence

La bulle transparente, enchâssée dans le noir, vibre d’une attente souple et feutrée

La voix se pose, s’immisce, pénétrante

Les corps résonnent

Le son se répand, sarabande exigeante

L’influx trouve sa voie, donne vie au mouvement, en un murmure incessant,

Ponctué de points d’équilibre,

Rythmé par le souffle des danseurs.




II


La bulle d’azur que mon souffle agrandit

Victor Hugo


Je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles… écout(e)(s)(ons)(ez)(ent)……

Jambes musclées, nues

Port de tête

Mains et bras

Tension, attention, sensation

Dansons

Regards, sourires en mouvement

Devant, derrière, pliés

Des corps, des paroles et des sons

Intégration rapide

Recommencer

Étirer, détendre

……. le nombril tire le genou………





Marie
Odile





Atelier d'écriture de la Planète des Signes au Pavillon Noir (Ballet Preljocaj),
Aix-en-Provence,
le 16 février 2010, .avec le concours de Cultures du Cœur.

je t'en voulais long

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Un sultan colin.

Internet est un amour laborieux que vous écrirez sur la fille. Je confiais que mon amie a les yeux chauds sur le Dieu Internet. Internet vous aidera a recevoir les souhaits que la famille espère trouver, vous trouver. Je vous souhaite amélioré. J'espère aussi beaucoup, j'espère beaucoup de votre lettre, moi j'espère moi, j'espère m'espérer longtemps. Maintenant je prépare la rencontre. Je pourrai ici peu. Je m'arrêterai, et je vous écrirai. Puisque je crois que j'm'.

Je blonde. Bien mince. Mes photos dans cette adresse, probablement avec l'agréable nourriture de l'amour, mais le sort aime l'impatience de l'homme électronique. L'homme rêve, l'homme au sort digne, l'homme aux conflits bleus.

Et je peux envoyer ma lettre à votre vous, vous qui écrivez sur je. La modeste réponse n'aime pas la connaissance de l'heureuse humeur. Je ne voulais pas faire courrier mais faire cela et cela. La lettre ne se décidait pas sur cela et c'est sur cela que j'attendrai sur eux. Et ils se mariaient probablement.

À plus sur moi me suivant avec plus de je : perepelka341@lavabit.com

Mon jour chez vous, Veronika.