dimanche 7 mars 2010

je longtemps voulais

De : Dan Cruz
Date : 7 mars 2010 06:25
Objet : Je longtemps voulais
À : jeanbertho@free.fr

Salut l'inconnu.
Je longtemps voulais faire connaissance avec l'homme sur Internet, mais ne se decidait pas de faire cela. Puisque je ne confiais pas l'amour sur Internet. Mais mon amie a rencontre l'homme sur Internet, et ils se mariaient. Maintenant chez eux la famille heureuse. J'espere aussi que je pourrai trouver l'amour ici. J'espere que vous l'homme, a qui je reve! Et beaucoup j'espere que vous m'ecrirez. C'est probablement le sort ? Je crois au sort, et j'espere que le Dieu m'aidera a trouver l'homme digne. Probablement cela vous!
Cela - est un peu de sur moi : moi - la blonde mince aux yeux bleus. Je laborieux aime preparer la nourriture. Je la fille modeste n'aime pas les conflits. Bien, sur cela je m'arreterai, et je vous ecrirai plus sur moi dans la lettre suivant. J'espere recevoir beaucoup de vous la reponse.

Mon courrier electronique : perepelka341@lavabit.com

ecrivez me sur cette adresse, et je peux vous envoyer plus de mes photos. Je avec l'impatience attendrai votre lettre.
Je vous souhaite l'agreable jour, j'espere que ma lettre a ameliore votre humeur.
Les souhaits chauds de vous, Veronika.

vendredi 5 mars 2010

Mantra

Il est l’allié
L’alliage vivant
Aux olives noires
Aligoté l’orage
Passé outre temps
Quand il arque son sang
Et m’en fait une orange
Une rose à boire
Au nombril des anges
Un Dieu en bout de table
Un rire aux orties
Le menton des mantras
Coupant l’Antarctique
L’ogre idée de son amour
Sans ombre projetée

Emmanuelle Masini
mandala source ici

jeudi 4 mars 2010

le langage du midi

.

Le fracas dans la tête blesse les suggestions nébuleuses, après quoi nous verrons. Le safran se présenta à l’essentiel, c’est pourquoi la caresse intérieure imagine la source du livre itinéraire dans la dialectique des phénomènes impondérables. Elle attire mon surlendemain parmi les énigmes dans les papiers en souffrance, elle exalte notre cœur hôte du silence rougi par le sexe continental tout en remontant les lettres de l’enfance nue à une allure folle et exaspérée. Il faut connaître la bouillie du corps bègue couché dans le fossé pour entendre l’origine de l’éternelle cascade et reculer jusqu’au lendemain le mystère en suspens. Les reins de la musique déterminent à l’avance la fête en forme de chat pour faire vaciller les avions oubliés dans la neige de ses convulsions latentes et le collectif change l’apparition en voix lointaine. La respiration du coffret absente une distraction cachée en sautant le mur des amabilités sans savoir d’où vient l’épuisement des mauvaises pensées sur écouteurs. Pour moi la notion de mémoire donne toute sa signification à l’asphyxie perchée dans les branches des yeux que je ne connais plus. L’offrande des cadavres à reculons ne tisse pas de chapitre dans l’immoralité et l’idéal me l’a révélé.


Emmanuelle Masini & Jean-Bernard Thomas


base de dons nés

.
_
Et c’est dans les yeux de l’enfant,
Dans ses yeux sombres et profonds
Comme des nuits blanches
Que naît la lumière.

Pôle Élu Art



Ma seconde nature n’est pas morte, photographier en noir et blanc avec des yeux d’enfant,

Même une vieille poule marquée, bigarrée.

La première et la dernière…

Elle pose sur moi ses yeux écarquillés, s’étonne, je m’émerveille.

Instant interactif

Regarder sans s’arrêter de respirer,

Voir défiler dans la continuité, les chiffres et les lettres

Explorer, sans bouger, les mots et les regards rieurs

Ne pas fuir les mains crispées, les mouvements, les émotions

Voir derrière le rideau noir la joie et la peine, les réponses et les questions serrées, concentrées dans la mémoire d’après-guerre

Ajouter des mots à la matière, écrire une œuvre textuelle

Faire un arrêt-thé au bar.





Marie-Odile



l’intimité sur le qui-vive
anticipe la révélation rayonnante

elle devine l’expression focale

d’un théâtre d’émotions

et se représente un cinéma
en toute discrétion
elle attise son drame

au sein d’un public réconcilié

elle fore le jeu en cercle

souffle le feu au fur

et à mesure que défilent

les visages argentiques

ton nom est une image

et tes pensées sont des didascalies

ornant le paysage


je suis au spectacle
je m’y livre
ta magie me délivre
imagine un peu la capture
en présence
la présence en capture
assiste à l’injonction de la lumière
sur la scène d’un casting
active actrice ton schéma
acte en ciel est une vision générique
sur la pellicule démontée qui s’emballe
telle la mer démontrée
par nos mécanismes
émouvante émotive
tu as la moviola votive
et l’enfance de l’art nous régule
par un cadre aux rayons projetés
à l’infini

nous avons la perspective heureuse
ouverte notre nature nous seconde
allons venons partons
à sa découverte
nous nous assistons



Jean-Bernard Thomas






Le travail et la souffrance sont oubliés.

Des vestiaires en attente vont sortir les acteurs.

Ils parlent et les visages des inconnus vivent des émotions intenses au plaisir évident.

Chez
certains d’entre eux la vieillesse est marquée mais la surprise demeure permanente.

Les images resteront figées à jamais.

Dans leurs regards, malgré les barreaux, une seconde nature d’authenticité et de spontanéité se révèle pleine.

Chacun fait le guet, espionne les allées et venues des acteurs.

Un vieux banc fait l’affaire et on l’imagine neuf.

Ne sommes-nous pas en train d’évoquer chacun des actes de la vie ?

On repart avec un troisième œil dans la tête.


✩╮
Nicole Diaz
╰♡





Atelier d’écriture de la Planète des Signes chez Seconde Nature, Aix-
en-Provence,
le 2 mars 2010, .avec le concours de Cultures du Cœur.

mercredi 3 mars 2010

le monde dégouline

.
Quand je vais à la mer mon esprit impose des histoires grotesques ; la mer est plus grande que la terre. Il n’y a plus la mer. On va vivre comme des poissons d’une nouvelle race d’aristoloches.

La vie sous la mer est plus facile, les maisons sont construites avec des rochers, avec des portes monumentales, et des escaliers à double révolution, des bateaux-maisons.

Les plantes qu’on voit sont différentes et instables à cause de la mer qui bouge. Tout le monde dégouline, les gens sont modestes. C’est là qu’on rend réel notre rêve de vivre sans s’enfermer.

Si la porte s’ouvrait, mon histoire d’Ô irait vers les vanités.



Fatima B Oran




Atelier d'écriture de la Planète des Signes à la bibliothèque Méjanes,
Aix-en-Provence, 9 février 2010, avec le concours de Cultures du Cœur.


mardi 2 mars 2010

la maldonne outragée

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Prenez le sacrilège d’un œil chapelle. Révélez le gardien chimérique du brancard de la façon la plus mutilée. Désirez le culte des étoiles tenaces au crâne à blanc dur comme l’océan. Dépassez le silence habité comme une poussière endormie sur la façade du naufrage. Traversez la main au bord d’un gouffre, le bal dans les cheveux déboussolés par des attitudes de nuages calmes. Entrebâillez les vitres éventées en brisant les bordels de petits monstres aux vastes mains. Portez aux nageoires le firmament des heures et découpez l’échancrure vers le repos des dentelles. Développez la science pour les aveugles aux yeux chauves-souris le long d’une aile affûtée au bord de l’eau.

L’agenouillement des monuments détruits épouvante la clarté des voyous que nous ne connaissions pas avant le vin du lendemain.

Emmanuelle Masini & Jean-Bernard Thomas


décode-barre

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étreinte sarcophage ouvert par une anguille
nos fécondes façons oblitèrent le ciel
on se touche à foison retouchant l’essentiel
dégrisons le grisou la toison nous aiguille

c’est avec un tison que l’amour nous maquille
défrisons maquignons émasculons ce fiel
débusquons mascarade qui nous défie elle
est une moquerie chavirée par ma quille

la bite ne fait pas l’aumône elle a misé
tout sur toi amusée roulette devisée
roulotte musée où les œuvres prennent vie

et reprennent l’avis désaccord musagète
entonnant à l’envi la mer où l’on se jette
habitons le levier si le verbe est le vit