lundi 8 novembre 2010

dernière conversation avant les étoiles

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Peut-être le temps est-il en train de s’accélérer,
mais peut-être va-t-il, en plus, s’arrêter très bientôt.


(Comment construire un univers qui ne tombe pas en morceaux
au bout de deux jours
, 1978, Éditions de l’Éclat, 1998.)


Selon nos points de vue les plus modernes, nous sommes des champs qui nous superposons — tous autant que nous sommes, animaux inclus, plantes incluses. C’est ce qui constitue l’écosphère dont nous faisons partie. Mais ce dont nous ne nous rendons pas compte, c’est que les milliards d’hémisphères gauches complètement égocentriques ont bien moins tendance à se prononcer sur l’évolution du monde que ne le fait la noösphère collective.: cet esprit qui relie tous nos cerveaux droits et auquel nous participons tous. C’est lui qui décidera, et, à mon avis, puisque cette vaste noösphère plasmique recouvre notre planète tout entière d’un voile ou d’une couche, il n’est pas impossible qu’elle puisse entrer en interaction avec les champs extérieurs d’énergie solaire et, de là, avec les champs cosmiques. Chacun de nous participe donc du cosmos — à condition d’écouter nos rêves. Et ce sont nos rêves qui nous transforment de machine en être humain à part entière. Nous ne nous pavanerons plus, bardés de fer, ni ne régnerons plus sur nos petits royaumes, mais au contraire nous nous déploierons vers l’extérieur, prenant notre envol comme un champ d’ions négatifs
.: étant la vie et donnant la vie, mais sans jamais nous définir, car aucun nom, désormais, ne peut nous être donné.


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